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 la colombe et le corbeau | ft sarah

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MessageSujet: la colombe et le corbeau | ft sarah   Ven 16 Sep - 0:07

la colombe et le corbeau

Rat. Cancer de la société qui rasait les murs, tes pieds qui claquaient contre le béton, oiseau nocturne, tu pensais pouvoir déployer tes ailes où bon te semblait, tu pensais être le roi du monde, le roi d'une nuit, tu pensais beaucoup de choses. Encore un enfant. Pas très innocent. Un peu naïf probablement. Tu te frottais à un univers sournois, un univers sombre, les abysses d'une ville qui, une fois dans les bras de Morphée, se transformait en un tout autre lieu. Elle n'appartenait pas aux grands. Elle n'appartenait pas aux habitants. Elle appartenait aux chiens galeux qui formaient le peuple des rues, le peuples des incompris. Chaque parcelle, chaque ruelle, chaque banc, tristes témoins d'une dispute territoriales, propriétés d'hommes avides de pouvoir. Souffle rapide. Ton coeur qui battait à en rompre ta poitrine. Tes enjambées qui se faisaient bien plus grandes à chaque seconde. Une ombre qui filait et se faufilait, silhouette rapide qui se dessinait sur les murs crasseux et disparaissait au détour d'une rue. Courir. Courir pour survivre, courir pour éviter le pire. Tes yeux qui balayaient les immeubles, les maisons, les bars, trouver un endroit où te planquer. Ton pied avait foulé un sol qui n'était pas le tien, qui n'était pas celui de tes amis. Une parole de travers, une phrase lancée, une phrase de trop. Il t'avait lancé son chien de garde, son armoire à glace, t'avais détalé. Lapin. Gibier. Il te broierait les os, t'arracherait probablement un membre, peut-être deux, réel danger. Tu manquais d'air. Tes poumons se consumait dans ta poitrine. Plus d'endurance. Ton regard s'était posé sur le rempart de pierre qui se dressait devant toi. Merde. T'avais tracé, t'engouffrant dans l'immeuble, avalant les marches deux part deux, ton corps qui s'était soudainement arrêté. Plus de mouvement. Silence. Tu retenais ta respiration. Battements de coeur incessants. Il ne t'avait peut-être pas vu, il ne t'avait peut-être pas grillé, il avait peut-être abandonné, il avait peut-être fait beaucoup de choses. Quelques secondes. Une minute. Claquement. Merde. Tu t'étais jeté sur la petite porte en bois, frappant la sonnette frénétiquement, tes phalanges qui heurtèrent l'obstacle qui te séparait de l'unique abri qui s'offrait à toi. « sarah, sarah ouvre s'teuplait ! » Ta voix qui portait, ta voix qui se perdait aux oreilles de ton prédateur. « sarah j'ten prie, c'est urgent ! » C'était vrai. Question d'survie. « ouvre moi ! » Le ton qui montait. L'impatience, la peur qui t'attrapait à la gorge, tu t'acharnais sur la porte, un peu plus chaque minute, un peu plus chaque seconde. « putain sarah j'sais que t'es là, ouvre s'teuplait, ouvre ! » Elle voulait sûrement pas te voir. Toi non plus. Il était de retour, plus sournois, plus dangereux, plus joueur, foutu hasard.
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MessageSujet: Re: la colombe et le corbeau | ft sarah   Ven 16 Sep - 1:01


Charlie & Sarah

la colombe et le corbeau
T’pensais passer une soirée. Une soirée seule avec tes chiens. Devant un disney. Oui t’avouais t’te faisais seule les disneys certain soir. Quand t’étais pas au bar en train de bosser. Quand t’étais pas avec Jamie. Ou Alexander. Bref. Quand t’avais une soirée à toi. T’pensais sincèrement que tout serait calme et paisible. Que t’pourrais tranquillement chialer devant Bambi. Ou chanter devant le Roi Lion. Affalé dans ton canapé. Tes chiens avec toi. Tranquille. Dans les tourments de ta vie. T’allais enfin passer une soirée tranquille. Enfin t’le pensais. T’le pensais vraiment. T’avais eu ton trop plein d’émotions dans ta vie en peu de temps. Cette journée avec Lohan, dans la maison familiale. Le fait que t’as pris la décision de retrouver ta famille biologique. Les soirées avec Jamie. Ou Alexander. Et Charlie. Son abandon devant ton immeuble. Te laissant seule. Seule dans la fraîcheur de la nuit. Rancœur au creux du ventre. T’lui en voulais de t’avoir ainsi laissée. De n’avoir rien dit. De t’avoir juste tourné le dos sans regret. T’le détestais pour ça. T’le détestais tellement pour cela. Alors oui t’avais besoin d’une soirée où t’repartirais en enfance. Où tout ne serait qu’innocence et tranquillité. Où les pensées misérables de ta vie seraient oubliées. Amour. Trahison. Tristesse. Plus rien. Juste un regard enfantin sur un écran diffusant tes souvenirs d’enfance. T’aurais aimé resté dans l’innocence de l’enfance. Cette innocence pure et simple. Où rien ne compte. Mais tout compte. Juste tout est accepté tel qu’il est. Sourire de la douceur de cette enfance. T’en étais si loin aujourd’hui. Te voilà en train de chanter sans gêne « Hakuna Matata », du Roi Lion.

Quand ta tranquillité en fut perturbée. La sonnette s’affolant. Froncement de sourcils. Cette voix qui se glissa dans tes oreilles. Charlie. T’reconnaîtrais sa voix parmi tant d’autre. Il te demandait de lui ouvrir. T’en avais pas vraiment envie. Même pas du tout. T’voulais pas le voir. T’croyais même qu’il t’avait oublié vu votre dernière soirée ensemble. Il te suppliait à présent. Urgent. Qu’il te dit. Non. Bouton pause. T’fais les quelques pas qui te sépare de la porte d’entrée. Il te redemande de lui ouvrir. Non. Pourquoi le ferais-tu. T’as t’il épargné. Il y a quelques jours. Il t’avais fermé toutes les portes. Te fuyant comme la peste. Pourquoi lui t’lui ouvrirais aujourd’hui. Ce soir. T’avais encore la frustration. La colère de son abandon. Ombre qui s’enfuit dans la nuit. Déambulant dans les rues. Te laissant vide et seule. Non. Il devait partir. Il finira bien par comprendre que tu ne lui ouvriras pas. Il partira. Il partira comme il sait si bien le faire. T’sentais plus d’impatience. A chaque demande de plus. L’incompréhension vint se poser sur ton visage. Pourquoi insistait-il autant. Pourquoi était-il toujours là. Te suppliant. T’implorant de lui ouvrir. T’comprenais pas. Il continuait à s’acharner sur ta pauvre porte qui n’avait rien demandé. Elle était juste l’objet se trouvant en lui et toi. Obstacle qui souhaitait apparemment de tout cœur voir disparaitre. Oui il savait que t’étais là. T’sais que t’allais céder. Ta tête qui se pose sur ta porte. Soupir. T’ne voulais pas le voir. Encore blessé. Rancœur présente. T’voulais pas le voir. Et pourtant. T’décollais ton front de la porte. La main sur ta poignée. L’autre qui déverrouille la porte. P’tite ouverture qui se crée. Juste assez pour lui laisser voir ton visage. Mais sans pour autant lui laisser la place de passer. « qu’est-ce que t’veux charlie ? ». T’réalise pas encore. T’réalise pas encore que bientôt t’pourras réellement dire adieu à ta tranquillité. Qu’une nouvelle fois il atterrit sur ton chemin et bouleversera ta vie. Il t’embarquera et t’pourras rien n’y faire. Te mêlant en voulant trouver refuge chez toi. Ton p’tit cœur qui battait un peu plus fort dans ta poitrine.

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C'est vide là. Dans toutes les pièces là. Dans tous les cœurs là. C'est plus la même là. C'est vide là. Où y avait les rires là. Où y avait la fête là. Et ça fait mal là. Alors on danse encore. Sur les mêmes musiques, les mêmes pas. On s'embrasse on s'embrasse encore plus fort. Comme si c'était là la dernière fois. Aussi loin que tu pars...Ton sourire en écho. Ton sourire en écho. Reste là sur ma peau

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MessageSujet: Re: la colombe et le corbeau | ft sarah   Sam 17 Sep - 0:38

la colombe et le corbeau

Courir. Courir pour sauver ta peau. Courir pour vivre. Courir pour survivre. Tes semelles qui claquaient contre le béton crasseux. Coup d'oeil derrière ton épaule. Ton coeur qui s'emballait au même titre que ta respiration. Elle se faisait saccadée, elle se faisait difficile, tu suffoquais. T'avais vu, dressé devant ta petite personne, ce rempart de pierres, ce rempart qui pouvait être ton refuge, ta planque. Tu t'étais engouffré. T'avais tapé, tapé à t'en péter les phalanges. T'avais hurlé, hurlé comme un gibier que l'on s'apprêtait à abattre. Sarah. Sarah réponds. Sarah t'as pas le droit. Pas maintenant. Elle t'en voulait, elle t'en voulait probablement depuis ce jour, depuis ces paroles que tu lui avais craché à la gueule sans aucune gêne. Rat en cage. Rat piégé. Il se rapprochait, il se rapprochait dangereusement tandis que tu t'acharnais un peu plus sur ce petit panneau de bois médiocre, minable, faiblard. Il n'était pas bien solide et pourtant, tu n'arrivais pas à en venir à bout. Hasard joueur, hasard sournois. Plus de bruit. Cliquetis de la porte. T'avais posé tes yeux sur le visage de la fille au ch'veux bizarre qui se dessinait devant toi. Libération. T'avais esquissé un sourire. Qu'est-ce que tu voulais Charlie. Tu voulais t'engouffrer dans son appartement. Tu voulais la mêler à tes conneries, à tes mots de travers, à ces poings qui n'attendaient que ton visage, ton estomac, tes jambes. Tu voulais la mettre en danger. Qu'est-ce que tu voulais vraiment Charlie. Les traits de ton visage qui se tiraient. Grimace. « sarah je... » Sarah. J'suis un chien galeux venu demander refuge chez toi. C'était ça. C'était cette excuse qui allait glisser sur ta langue pour se perdre à ses oreilles. Tout expliquer en long, en large en travers. Mentir. Vérité partielle. Tant de possibilités qui s'offraient à toi. Peu de temps qui te restait. Tu tremblais. Adrénaline qui parcourait tes veines et ton esprit. Coup d'oeil en arrière. Ton regard azur qui s'était plongé dans le sien. « Sarah je... » Répétition. Barrière. Tu n'arrivais pas à rassembler le peu de lucidité qu'il pouvait te rester. La peur. l'angoisse peut-être. L'impression de n'être qu'une proie, un vulgaire bout de viande lancé à un chien enragé. T'avais fermé les yeux. Inspiration rapide. Tes paupières qui se levèrent à nouveau. Ta bouche qui s'ouvre. « écoute je... » Arrêté. Stoppé. Il t'avait attrapé par ton gilet, te tirant violemment en arrière. Ton corps qui s’effondre. Tout ton poids contre le sol froid, le sol crasseux, t'avais mordu la poussière. Tes bras qui poussaient ta carcasse pour te relever. Un coup de pied. Deux. Trois. Tes côtes qui craquaient sous ses semelles, ton estomac qui se tordait sous le poids de son corps. Il avait épargné ton visage. Gentillesse. Nouvelle tentative. T'avais rampé. Quelques centimètres. Loque humaine qui gisait au sol. Rat d’égout. « Non attends ! » Fais une pause. Repose toi. Me fracasse pas de suite ça sert à rien on a l'temps. T'aurais pu lui sortir ça. T'aurais pu. Si sa chaussure n'avait pas, une nouvelle fois, écrasé tes côtes. Filet rouge qui s'échappait d'entre tes lèvres. Ton visage contre le sol crasseux. Grimace qui se dessinait sur ton visage. Au fond. Le hasard s'était mélangé au karma, amant d'une nuit, tout deux t'avaient fait payer tes mots, tes gestes, tes paroles à l'égard de deux âmes. Sarah. Et le maître du chien qui s'acharnait sur ta petite personne. C'était de ta faute. C'était toi, l'erreur à l'équation. Retour de flamme.



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MessageSujet: Re: la colombe et le corbeau | ft sarah   Sam 17 Sep - 9:47


Charlie & Sarah

la colombe et le corbeau
Tranquillité dérangé. On s’acharne sur ta pauvre porte qui n’a rien demandé. Sa voix qui arrive à tes oreilles. Comme une urgence que t’dois lui ouvrir. Mais t’ne veux pas. T’ne veux pas le voir. T’ne veux pas lui. T’veux qu’il parte loin. Très loin. T’lui en veux encore pour la dernière fois. Et t’es pas encore prête à le revoir. Alors non. T’lui ouvre pas. T’ne veux pas. T’ne peux pas. T’ne veux pas céder. T’te connais. T’es capable. Sa voix qui te presse de plus en plus de lui ouvrir. D’enlever ce seul obstacle qui se dresse entre vous deux. T’entends toujours ses poings qui cognent sur ta porte. T’pensais qu’il céderait en premier. Qu’il partirait. En voyant que t’ne souhaite pas lui ouvrir. Légitime. Mais il insiste de plus en plus. Incompréhension. Pourquoi. Pourquoi ce soir. Pourquoi maintenant. Pourquoi tant d’impatience et d’envie d’ouvrir cette porte. Ta tête sur la porte. T’sais que t’vas lui ouvrir. Ta main qui déverrouille la porte. Ton autre main. Qui entre ouvre la porte. Lui laissant le loisir que de voir ton visage. Sans pouvoir franchir le pas de la porte. T’lui demande ce qu’il veut. Pourquoi autant s’acharner sur ta porte. Alors que quelques jours plus tôt, il te fuyait. Ton prénom prononcé. Il ne finit pas. T’attends. T’attends qu’il t’explique. Qu’il t’explique la raison de sa « visite ». T’commençais vraiment à te poser des questions. Il ne te semblait pas tranquille. Son regard azur qui se pose dans le tien. Il répète ces deux mots. Ton prénom. Et ce « je ». T’es réellement dans l’incompréhension totale. Un soupir qui sort d’entre tes lèvres. T’perds patience. T’vas lui refermer la porte au nez. Et pourtant. Pourtant. T’sens qu’il semble angoissé. Il y a quelque chose. T’pense deviner qu’il y a quelque chose. Et que t’vas le détester de te mêler à tout cela. Ses yeux qui se ferment. Puis se rouvre. De nouveau il commence à vouloir te dire quelque chose. Il n’avait pas eu le temps de terminer. Que t’le vis partir en arrière.

Tes yeux qui s’ouvrent grand de stupeur. Ta porte qui s’ouvre en grand. T’vois Charlie par terre. Les coups de cet homme. T’panique complètement. La peur qui se prend dans ton ventre. Dans quoi t’avait-il encore entraîné. Il avait osé venir taper à ta porte. Ta porte à toi. Pour trouver refuge. Pour fuir cet homme-là. Il avait consciemment pris la décision de te mêler à tout cela. Bien malgré toi. T’te retrouve pris dedans. Sans le vouloir. Mais parce qu’il l’a voulu. T’regarde la scène. Impuissante. Il lui demande d’attendre. Mais l’homme recommence. Un nouveau coup. T’lui hurle d’arrêter. T’ne peux plus regarder. T’ne peux plus. T’réfléchis pas. T’réfléchis jamais. T'es folle. T’es une impulsive. T’fais les choses comme elles te viennent. L’homme avait beau être imposant devant toi. Tu n’en avais que faire. Tu t’interpose entre Charlie et lui. Barrière fine. Barrière fragile. Barrière légère. « STOP ! j’sais pas ce qu’il vous a fait, mais dégagez… ». Ton p’tit cœur qui bat fort dans ta poitrine. Prêt à bondir. T’croise le regard de l’homme qui en veut à Charlie. Un sourire. Et t’sais que t’aurais pas dû t’interposer. Tu n’aurais pas dû, te mettre au milieu. Te mêler un peu plus. T’te retrouve un peu plus loin, le cul par terre. T’faisais pas le poids à côté. T’le déteste encore plus maintenant. D’avoir osé. Osé te mettre en danger. Les fesses toujours par terre. T’masse ton épaule. « charlie… ». Son prénom. Ton murmure qui ricoche sur les murs de l’immeuble. T’as peur. Pour lui. Pour toi. Pour vous. T’es paniqué. T’sais pas quoi faire. Et t’le déteste.


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C'est vide là. Dans toutes les pièces là. Dans tous les cœurs là. C'est plus la même là. C'est vide là. Où y avait les rires là. Où y avait la fête là. Et ça fait mal là. Alors on danse encore. Sur les mêmes musiques, les mêmes pas. On s'embrasse on s'embrasse encore plus fort. Comme si c'était là la dernière fois. Aussi loin que tu pars...Ton sourire en écho. Ton sourire en écho. Reste là sur ma peau

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MessageSujet: Re: la colombe et le corbeau | ft sarah   Sam 17 Sep - 16:21

la colombe et le corbeau

Douleur d'os qui s'entrechoquent, qui craquent, qui se plient sous le poids d'une armoire à glace. T'aurais dû tracer ta route. T'aurais dû continuer tes enjambées, t'aurais dû détaler bien loin d'Edimbourg, te planquer autre part mais pas ici. T'as essayé de lui expliquer. T'as essayé de lui faire comprendre qu'un truc clochait. T'as essayé. T'avais terminé bien loin d'elle, ton corps s'écrasant lourdement sur le sol crasseux, le sol poussiéreux, le sol froid. Respiration coupée. Tu suffoquais. T'encaissais autant que ta carcasse le pouvait. T'savais pas si t'allais y passer, si t'allais trépasser. T'savais pas si tu survivrais aux coups, à la violence. Tu l'avais bien cherché. Grande gueule. Peur de rien. T'avais pas pesé le poids de tes paroles, de tes mots, de ta voix. On ne se faisait pas que des amis, dans les rues. Elles grouillaient de monstres noctambules, elle grouillaient d'âmes sombres, d'âmes qui vous attrapent et vous entraînent dans leur enfer. T'y avais mis les pieds. T'y avais mis les pieds sans le vouloir, sans crier gare et t'étais là, à mordre la poussière, à ramper, à le supplier d'attendre, loque, chien galeux, on récolte ce que l'on sème. T'avais fermé les yeux. Une pause. Une voix qui se perd à tes oreilles. Non. Non pas elle. Elle ne devait pas. Tes yeux azur qui se posait sur ce rempart maigrichon, ce rempart frêle, château de cartes qui plierait sous un léger souffle. T'avais rien dit. Tu pouvais pas. Grimace. Tu reprenais tes esprits, ton souffle, tu profitais du calme, du calme avant la tempête. Tu l'avais vu. Tu l'avais vu se retrouver au sol, tu l'avais vu se tenir l'épaule, tu l'avais vu souffrir, souffrir à cause de toi, à cause de ta grande gueule, de ton égoïsme. Toute personne qui t'approchait, prenait le risque de s'accrocher à toi, prenait le risque de t'apprécier, de t'aimer, tous finissaient déchirés. Déchirés par tes mots, pas tes gestes, tes actions, dommages collatéraux. Ton prénom qui résonnait entre les murs, ton prénom qui se perdait à tes oreilles et sa voix, sa voix qui t'avait provoqué un haut-le-coeur. « elle a rien à avoir arrête ! » T'essayais de te relever. T'essayais de lui faire face. T'interposer à ton tour. Tes membres bien trop lourds, bien trop amoché. « c'est ma faute, c'est d'ma faute! » Vérité. T'assumais, t'assumais pleinement, quitte à t'en prendre dans la gueule, dans les côtes, quitte à te faire casser les deux jambes. Elle ne devait pas souffrir, elle ne devait pas se retrouver au milieu de toute ça, elle ne devait pas être mêlée. « laisse la, t'me tuera plus tard, j'viendrais chez lui, demain c'est ça, demain, j'irai l'voir pour qu'on... qu'on parle. » Histoire louche. Histoire pas net Tu te condamnais toi-même. Tu te jetterais dans la gueule du loup pour la fille au ch'veux bizarre. Tu lui devais bien ça. Il avait haussé un sourcil. Dernier coup dans les côtes. Dernière collision entre ses semelles et ton pauvre corps. Il avait tracé son chemin sans un mot. Sans une parole. Le visage au sol, une nouvelle fois, ce filet rouge qui s'échappait d'entre tes lèvres. Grimace. « ça va sarah ? » Comment est-ce que ça irait. T'étais là. Ta présence lui avait valu quelques blessures. Tu ne l'avais pas regardé, tu ne voulais pas bouger, pas de suite. Ventre à terre. Tes yeux ne pouvaient qu'admirer la porte contre laquelle tu t'étais acharné. Celle qui avait scellé le destin de ton amie. De ta sauveuse.



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MessageSujet: Re: la colombe et le corbeau | ft sarah   Sam 17 Sep - 17:26


Charlie & Sarah

la colombe et le corbeau
Il avait essayé. Essayé de t’expliquer ce qu’il voulait. Pourquoi il était là. Pourquoi il s’était acharné sur ta porte. Mais il s’était retrouvé à quelques mètres de toi. Incompréhension. Avant de voir le gros balaise. Lui donner des coups dans les côtes. Panique. Peur. C’était les émotions qui t’avais traversé. Le temps que t’réalises ce qui était en train de se passer. T’fais les quelques pas. T’hurle sur le gars de s’arrêter. En vain. Alors tu t’interposes. Profitant que Charlie lui demande d’attendre un peu. T’en profite. T’te faufile entre lui et l’armoire à glace. Toi. P’tite fille si petite. Si fine. Si ridicule à côté de lui. T’as trouvé le courage de t’interposer. C’est l’adrénaline. Et ta folie qui parle. Ton impulsivité. T’réfléchis pas aux conséquences. T’agis. T’essaye de lui sauver ses p’tites fesses. Car t’as beau dire. T’as beau faire. T’es inquiète. Et c’est ce qui te fait agir aussi. T’demande au gars de dégager. Comme s’il allait t’écouter. Comme si t’étais un obstacle pour lui. T’étais qu’une fourmi devant l’éléphant qu’il était. D’ailleurs il lui fallut pas longtemps pour t’envoyer valsé. Les fesses par terre un peu plus loin. Douleur à l’épaule. Que t’te mets à masser par réflexe. Ton regard qui se pose sur Charlie. Par terre. Le sang qui coule de sa bouche. Son prénom qui sort de ta bouche. Qui résonne dans l’immeuble. T’reste là où t’es. Tes fesses par terre. Ta main sur ton épaule. Légère grimace. T’entends Charlie lui dire d’arrêter. Que t’avais rien à voir. Tentative de se relever. Vaine. Il n’y arrivait pas. Il explique que c’est de sa faute. T’l’écoute lui dire que demain, il ira. Ils se reverront. Et qu’il pourra le tuer à ce moment-là. Il a perdu la tête. C’est ça ? Il est devenu complètement fou. Il va se jeter dans la gueule du loup. Comme ça. Charlie bordel. Qu’est-ce que t’as fait. Qu’est-ce que t’as fait pour en arriver là. Nouveau coup. Nouveau filet de sang qui coule. Et l’ombre de cet homme qui s’échappe de ton immeuble.

Sa question qui résonne dans tes tympans. T’avais bien entendu ? T’le foudroie du regard. « oh bah oui t’sais tout vas très bien, la routine quoi ! ». T’es mauvaise. T’sais même plus si t’es en colère contre lui. Si t’es inquiète pour lui. Si t’as envie de l’aider, une nouvelle fois. Ou si t’as envie de lever tes fesses et l’abandonner devant ta porte. Comme il t’avait abandonné devant l’immeuble. T’avais pas oublié malgré tout ça. « mais bordel qu’est-ce que t’as fait, pour que ce gars est envie de te tuer…. ». En fait oui. Là c’est ta colère qui parle. Ta rancœur. Pas ton inquiétude. Pas de suite. Pas encore. D’abord t’exprime ce que t’as sur le cœur. Après tu t’inquiéteras. « t’es complètement malade d’être venu ici, de m’avoir mêlé à tes putains de conneries ! maintenant il sait où j’habite, il sait que je tiens un tant soit peu à toi, sinon je me serais pas mise entre vous deux….bravo champion, quelle intelligence ! ». T’lui balance juste ce que t’as sur le cœur. Tu t’en fiches du reste. Nouvelle grimace. Demain t’auras un bleu de fou. T’le déteste là. Vraiment. T’lève enfin tes p’tites fesses du sol. Tu t’approches de lui. « t’sais ce que j’ai envie de faire là tout de suite ?...te tuer comme ça il aura pas à le faire demain… te tuer et t’abandonner ici ! ». Toujours un ton mauvais. Encore et encore T’sais qu’au fond t’le pense pas vraiment. Sourire sarcastique. « mais comme j’ai pas envie de me pourrir les mains et que j’ai mal à l’épaule par ta faute, je vais juste t’abandonner ici comme tu m’as fait il y a quelques jours tu t’en souviens hein ? ! débrouille toi charlie ! ». T’enfonce un peu plus le couteau dans la plaie. T’lui fais volte de face. La porte de ton appart qui claque. Soupir. Soupir. T’évacue tout. Ton corps qui glisse le long de ta porte. Ton esprit qui va a tout à allure. Pensée sur pensée. T’sais qu’au fond t’es pas capable de le laisser là comme ça. C’est pas toi. T’es pas comme ça. Quelques secondes. Une minute. Deux. Trois. Peut-être cinq t’sais plus. T’te relève. T’ouvre de nouveau la porte de ton appart. Il est toujours là. Ton regard azur qui se pose sur lui. « quand t’es prêt t’rentre ! moi au moins j’abandonne pas les gens que j’apprécie ! ». T’laisse ta porte d’entrée ouverte. Il fait ce qu’il veut. Quand il veut. T’ira pas l’aider. T’files juste dans ton appart. Prend un sac de petit pois surgelé que t’pose sur ton épaule. Avant de t’affaler dans ton canap.


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MessageSujet: Re: la colombe et le corbeau | ft sarah   Sam 17 Sep - 19:11

la colombe et le corbeau

Silence. Calme. Ta voix qui résonne, ta voix inquiète, ta voix désolée. Est-ce qu'elle allait bien. Est-ce qu'elle pleurait. Est-ce qu'elle était gravement blessée. Tu ne te souciais que de Sarah. Tes mots qui avaient percuté son esprit. Ton abandon. Ce monstre. Le hasard te ramenait sans cesse à elle. Tu comprenais pas pourquoi. Dans quel but. Pour quelles raisons. T'étais juste là, sur son chemin, dans son existence. Vague sombre, vague dangereuse, tu venais, partais, un peu plus violemment chaque fois, t'allais la noyer, l'engloutir, l'entraîner dans ta chute. Ses paroles qui ricochaient contre les murs. Les voisins qui observaient peut-être d'un oeil curieux, les voisins qui ne réagissaient pas, les voisins qui faisaient profil bas, tu les détestais. L'ironie. Elle t'en voulait, tu le savais, tu le sentais, seul un idiot ne l'aurait pas deviné, ne l'aurait pas envisagé. Ton corps qui glissait. Ton dos contre le sol. Tes yeux au plafond. Elle bougeait, elle allait peut-être t'achever, te réprimander, te cracher à la figure, tu t'en fichais, t'étais plus à ça près. Sa voix qui se cognait à toi. Son regard. Elle. Colère. Elle voulait t'achever, trop d'honneur, trop gentil. T'abandonner lui semblait être le meilleur des plans, la meilleure des souffrances. Ton regard azur qui se posait sur sa silhouette. Elle partait. Quelques pas. La porte qui claque. Tes yeux qui se ferment. Quinte de toux. Grimace. T'as porté tes mains à tes côtés. T'savais pas si elles étaient brisées, broyées, réduites en poussière. Le petit panneau de bois qui laissait, une nouvelle fois, apparaître l'intérieur de son foyer, t'avais carte blanche. Entrer. Sortir. Partir. T'savais pas trop. Tu t'avais rampé. Ton dos contre un mur, tes jambes tendues, t'avais levé les yeux au ciel. Souffle court. Les battements de ton coeur qui ralentissaient. Le calme. L'apaisement. « putain. » Soupire. T'as l'air d'aller bien. Quelques hématomes, quelques os brisés, t'allais t'en sortir. Il ne reviendrait pas. Il ne la reverrait pas. Tu te rendrais le lendemain. T'accepterais ta sentence. Sarah serait tranquille. La fille au ch'veux bizarre pourrait reprendre son petit bonhomme de chemin. Joie et bonheur. « t'peux fermer la porte, j'vais pas rentrer. J'vais m'débrouiller comme tu me l'as si bien dit. » C'était clair. Net. Tu te poserais dans ce couloir quelques minutes, quelques heures, le temps que ta carcasse se remette, le temps de souffler un peu. « et il va pas re'vnir, j'irai d'main, j'lui dirai qu'tes pas ma pote ou j'sais pas quoi, c'est réglé. » Grimace. Hausser le ton te tiraillait. Ta voix devait porter jusqu'à chez elle. Jusqu'à ses oreilles. Ta main qui attrape ton téléphone. Coup de colère. Le petit appareil qui décolle pour venir s'écraser violemment contre un mur. Frustration. Tu l'avais laissé te mettre une raclée monumentale. Lâche que tu étais. T'as pris tes jambes à ton cou, prédateur devenu gibier. Tu t'étais soudainement relevé. Tu refusais, tu refusais que ça se termine de la sorte, comme ça, de cette manière, toi humilié, descendu plus bas que terre. Et ses bras, ses poings, son contact avec Sarah, cette violence, une âme innocente frappée. C'était pas terminé. Tes jambes tremblantes dans les escaliers, ton enveloppe charnelle retenue par cette rampe. L'air frais de dehors sur tes joues. Une cigarette. La dernière. Le calme avant une nouvelle tempête. Coup de sang. Ton esprit embrumé. Tu perdais pieds.



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MessageSujet: Re: la colombe et le corbeau | ft sarah   Sam 17 Sep - 21:08


Charlie & Sarah

la colombe et le corbeau
T’avais été dure. T’avais été mauvaise. Voir méchante. T’réalisais là assise sur ton canapé. Ce paquet de petit pois surgelé sur ton épaule. T’regrettais certaines de tes paroles. Encore une fois t’avais pas réfléchi. Laissant parler ta colère. Ta rancœur. T’avais vraiment eu peur pour lui ce soir. C’était un tout. Un tout. Qui t’avais fait prononcer ces mots-là. Qui t’avais poussé à lui parler sur ce ton. De cette façon. T’te demandais ce qu’il avait bien pu faire ou dire. Pour ce mettre dans une merde pareil. Jusqu’au point où quelqu’un veuille le tuer. Il avait cherché qui pour en arriver là. T’te demandais. Tu l’avais abandonné là devant ta porte. Ta porte grande ouverte. Loisir pour lui de choisir. Choisir de rentrer ou de partir. Nouveau choix. Répétition d’il y a quelques jours. Rester ou partir. Aujourd’hui t’choisirais de partir sans doute. Avec ce que t’venais de lui dire. Si on t’avait dit cela. T’aurais pas voulu rester. T’aurais fui. T’te demandais si tes voisins avaient vu quelques choses. Entendu oui. Certainement. Avec tout le bazar que t’faisais. Ils allaient finir par s’en plaindre. T’es encore affalé sur ton canapé. Essayant de reprendre tes esprits. Et sa voix qui te parvient. T’peux fermer la porte. Il ne viendra pas. Il n’entrera pas. Il va se débrouiller. Ton sachet de petit pois qui se pose sur la table. Tes jambes qui se replis sur ta poitrine. Tes yeux qui se ferment doucement. T’te mords la lèvre inférieure. Il te dit que le gars il va pas revenir. Qu’il va dire ce qu’il faut. Pour qu’il ne revienne pas. T’te mets à penser que t’veux pas qu’il y aille. Car t’sais ce qu’il l’attends et t’veux pas. Non. Même si Charlie te fuit. Même si avec lui c’est parfois compliqué. Que vous vous engueulez. T’ne veux plus perdre personne. Dans ta vie. Non. Liam ça t’a suffi. T’entends le bruit d’un objet qui s’explose contre un mur. Sursaut. Larmes qui se pressent derrière tes paupières. Que t’retiens.

T’attends. T’attends un moment. T’ne sais combien de temps après tout. T’ne sais pas combien de temps s’écoule. Oublié la notion du temps. Depuis tout à l’heure. Tes jambes qui se déplient. T’sors de ton appartement. Il n’est plus là. Partit. T’descends les escaliers. Et t’le vois. Là. Même scénario. Encore. Qui se répète. L’air frais qui t’emporte. T’a oublié que t’avais un haut à manche courte. Et un bas de jogging fin. T’te les caille.  T’as froid. T’trépigne sur place. « charlie je … ». Soupir. T’te reprends. « reviens s’il te plaît, reste avec moi … ». Tu t’excusais pas. Mais c’était tout comme. Le fait de lui demander de rester. C’était des excuses pour toi. T’arriverais pas à prononcer des excuses clairs pour tout ce que tu lui avais dit. Alors que lui au fond c’était inquiété pour toi. T’avais fini de l’achever verbalement après qu’il avait été agressé physiquement. T’avais pas été gentille. Tu t'en voulais. T'avais laissé parler ta colère plutôt que ton inquiétude.    « ça va ? ». Que t’lui demande. T’as besoin de réponse maintenant. T’veux comprendre. T’veux comprendre pourquoi. Et surtout. T’as pas envie d’être seule. Ce soir. T’as peur. Compréhensible non. Et puis s’il était avec toi. Il faisait pas de bêtise ailleurs. Quoique ce soir vu les coups qu’il s’était pris cela allait être compliqué de faire plus de connerie. Et au fond le convaincre de pas y aller demain. « charlie s’il te plaît….j’ai froid… décide toi ! ». Un pas en sa direction. T’espère qu’il prendra la bonne décision ce soir. T’espère qu’il ne deviendra pas une fois de plus une ombre qui disparaît dans la nuit. Un nouveau pas vers lui. T’es tout prêt de lui.


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C'est vide là. Dans toutes les pièces là. Dans tous les cœurs là. C'est plus la même là. C'est vide là. Où y avait les rires là. Où y avait la fête là. Et ça fait mal là. Alors on danse encore. Sur les mêmes musiques, les mêmes pas. On s'embrasse on s'embrasse encore plus fort. Comme si c'était là la dernière fois. Aussi loin que tu pars...Ton sourire en écho. Ton sourire en écho. Reste là sur ma peau

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MessageSujet: Re: la colombe et le corbeau | ft sarah   Sam 17 Sep - 22:48

la colombe et le corbeau

L'air frais qui te caressait le visage. Le silence nocturne, l'apaisement. T'avais envie, t'avais envie de lui coller ton poing dans la figure, lui rendre ses coups, sa douleur, sa violence. Courir après cette armoire à glace. Te lancer corps et âme dans la gueule du loup, te venger. Ton bout de mort qui se consumait entre tes doigts, il s'immisçait dans tes poumons, dans ton esprit, l'adrénaline qui descendait lentement, la colère qui se faisait plus hésitante. Est-ce que ça valait le coup. Est-ce que te péter les deux jambes t'aiderait à aller mieux. Est-ce que la mort te rendrait plus doux. Questionnement. T'avais détalé. T'avais espéré qu'il abandonne, qu'il te laisser courir, qu'il te laisse en vie. T'avais prié pour qu'elle ouvre cette porte, qu'elle ouvre cet maudit panneau de bois qui te séparait d'un lieu sûr. Tu voulais qu'il laisse tranquille ton amie, tu voulais qu'il s'acharne sur toi, seul responsable de ses maux, de sa colère, pas elle, pas la fille aux ch'veux bizarre. C'était un fait. Ceux qui se trouvaient à tes côtés. Ceux qui se frottaient à toi, finissait par en payer le prix. Ils souffraient, hurlaient, pleuraient. Malédiction. T'savais pas si ça s'arrêterait un jour. T'savais pas si c'était le hasard. Bruit de porte. Impression de déjà vu. Répétition d'une scène douloureuse. Ton prénom qui résonne. Sa voix plus faiblarde, plus calme. Tu devais rentrer. Tu devais la suivre. T'avais pas le choix. Brindille frêle, brindille brisée, te mesurer au monstre était une tentative vaine. Est-ce que ça allait. Non. Pas vraiment. Pas sur le plan physique. T'avais posé une main délicate sur tes côtes. T'en avais des cassées, c'était évident, chaque mouvement, chaque respiration, tout était douloureux. Pas sur le plan psychique non plus. Tu t'en voulais. Tu t'en voulais terriblement pour son bleu, sa colère, son inquiétude. Tout. T'avais pas répondu. Silence. Quelques pas. Quelques centimètres qui vous séparaient. Dernier regard à l'horizon. Pas ce soir. Un autre jour peut-être mais pas ce soir. T'étais fatigué, t'étais las de tout, de tous. T'avais jeté ton mégot à tes pieds, l'achevant de ta semelle avant de poser tes yeux sur Sarah. Quelques mouvements rapides. Quelques mouvements difficiles. T'avais délicatement glissé ton gilet sur ses épaules. « on rentre si t'as froid. » Sourire faiblard. Quelques pas. Tu lui tenais la porte avant de la suivre jusqu'à son appartement. Le salon qui se dessinait. Ton regard azur plongé dans le sien. « sarah. » Des excuses qui se profilaient à l'horizon. Paroles imbibés de remords. « tes petits pois vont décongeler. » Hors sujet. Une phrase lancée dans le vent. Une phrase sans sens. Combler le vide. « tu devrais voir un médecin pour ton épaule, tes petits pois vont pas te sauver. » Tu tournais autour du pot. T'allais pas droit au but. Tes jambes tremblantes, faibles. Tu t'es adossé à un mur, te laissant glisser jusqu'à ce que ton cul touche le sol. Grimace. « j'suis désolé. » Quelques mots lancés. Sincères. C'était la moindre des choses. « j'voulais pas venir ici, j'voulais pas débarquer chez toi comme ça, dans ces circonstances mais... » Soupire. « j'ai vu ton immeuble, j'avais pas l'temps de réfléchir j'ai foncé. J'voulais pas toquer, j'voulais pas débarquer chez toi comme ça, j'pensais pouvoir me cacher quelques minutes le temps qu'il se barre mais il m'a vu. » Ton regard azur baissé. Perdu. « j'ai pas eu l'choix. »



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MessageSujet: Re: la colombe et le corbeau | ft sarah   Sam 17 Sep - 23:44


Charlie & Sarah

la colombe et le corbeau
Tout un tas d’émotions encore. T’avais l’impression de vivre que dans les émotions forte depuis deux ans. Depuis que ton frère était partit. Depuis que ta vie avait basculé. Emotions forte qui passait et s’en allait. Et revenait. Comme si elles ne voulaient pas te lâcher. Tristesse. Douleur. Colère. Déception. Et t’en passe. Elles s’enchaînaient dans ton esprit. Dans ton âme. Rendant ton sourire de plus en plus menteur. Tes fous rires de plus en plus faux. Ce soir encore. Riche en émotion. Inquiétude. Colère. Douleur. Regret. Ca s’enchaîné. Assisse dans ton canapé. T’attendais qu’il rentre. Qu’il te rejoigne. Pourquoi aurait-il envie de venir chez toi. De passer le pas de ta porte. T’venais littéralement d’avouer que t’voulais le tuer d’abord. Mais que finalement l’abandonner c’était mieux. Vengeance. Avant de revenir sur ta décision. Trop tard le mal était fait. Il voulait partir. Il voulait encore te laisser. Compréhensible. Qui voudrait rester dans ces circonstances. Il était encore une fois rentré dans ta vie. Ouragan qui passe. T’avais embarqué avec lui. Bien malgré toi. T’lui en voulait. Et en même temps t’pouvais pas lui en vouloir. Qu’aurais tu fais à sa place. La même chose certainement. T’quittes ton canapé. Il est plus là. T’descends les quelques marches. Scénario qui se répète. Impression de déjà-vu. Voix plus calme. Plus douce. T’lui demande de rentrer. De rester avec toi. Ce soir. T’as pas envie. T’as plus envie qu’il devienne cette ombre qui s’efface au loin. T’as peur que s’il ne reste pas ce soir. Que s’il s’en va. T’ne le reverra plus. Et malgré tout ça ce que t’as pu éprouver de négatif à son égard. T’as pas envie de plus le revoir. T’lui demande si ça va. Quelle question. Non. Il doit avoir mal. Milles fois plus que toi. Et être mal autant physiquement que mentalement. Inquiétude qui prenait la place de ta colère. Seul son silence te répondit. T’lui demande de prendre une décision. T’as froid. T’es pas assez vêtu pour être dehors. Il doit te dire ce qu’il veut faire. Maintenant.

Son mégot qu’il écrase à ses pieds. Ses yeux qui se posent dans les tiens. Quelques pas. Quelques gestes. Et t’as son gilet sur tes épaules. Une promesse qu’il te suivra. Un faible sourire qui s’affiche sur son visage. Il t’ouvre la porte. Tu t’engouffres dans ton immeuble. Coup d’œil pour vérifier qu’il te suit bien. Bientôt vous êtes dans ton salon. Ton prénom qui résonne dans les murs de ton appartement. Ton regard océan qui se pose sur lui. Il te parle de tes petits pois qui vont décongeler. T’laisse échapper un p’tit rire. Il te parle de tes petits pois. Vraiment. T’rigole un peu plus. Quand il t’annonce que c’est pas tes petits pois qui vont te sauver. « c’est plutôt toi qui devrait allé voir un médecin voire carrément à l’hôpital… ». On décèle de l’inquiétude dans ta voix. Il s’adosse et se laisse glisser le long du mur. Ton regard qui ne le quitte pas. T’le vois grimacer. Et t’as mal pour lui. Excuse. Il s’excuse. Il est sincère. T’le sais. T’le vois. T’l’écoute te raconter. Sa péripétie de ce soir. Tu l’écoutes attentivement. Son regard baissé. Il t’avoue qu’il n’a pas eu le choix. T’soupir. T’attrape tes petits pois. Tu t’approches de lui. T’te laisses glisser à ton tour le long du mur. « charlie ». T’marque un temps de pause. « tient ça te sauveras pas la vie mais au moins ça te feras pas de mal et quand ils seront bien décongelé, j’te les cuisinerais pour demain midi, j’fais les meilleurs p’tits pois de tout Edimbourg ! ». P’tit sourire amusé. Avant de le perdre. Cherchant son regard à lui. « n’y va pas demain s’il te plaît… ». Murmure dans ton p’tit appartement. « j’sais pas ce que t’as fait, j’sais pas pourquoi il t’en veut autant, pourquoi il t’a fait, j’sais pas dans quel merdier tu t’es mis, mais s’il te plaît n’y va pas ! ». T’es presque suppliante. T’le supplie presque. Ton regard océan que t’a planté dans le sien. Pas prête de le lâcher. Non t’étais pas prête à l’abandonner.  


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MessageSujet: Re: la colombe et le corbeau | ft sarah   Dim 18 Sep - 1:07

la colombe et le corbeau

Ils étaient là. Ils apaisaient. Elle les avait abandonné quelques secondes, quelques minutes. Tristes témoins d'une nuit noire. D'une nuit violente. Les petits pois décongelaient. Les petits pois se laissaient doucement imprégner de la chaleur ambiante. De la chaleur de l'appartement. Du contact de Sarah. Elle avait mal. Par ta faute. T'avais baissé tes yeux azur vers le sol. Ne pas affronter son regard, son jugement, ses mots. Tu ne savais pas son état d'esprit. Ses sentiments. Ses pensées. Tu l'avais simplement suivi. Tu l'avais accompagné chez elle à sa demande. T'avais posé ton cul pour elle. Tu lui devais ça, tu lui devais au moins ça. Être à ses côtés pour la rassurer. Pour lui expliquer. Pour lui faire comprendre qu'elle n'était rien dans cette histoire. Qu'elle n'était pas en danger. Elle avait raison. Tu le savais. Tu devais voir quelqu'un, quelqu'un pour examiner ta peau, tes os, quelqu'un pour te remettre sur pieds, quelqu'un pour te soigner. T'avais esquissé un léger sourire. Rictus amer. Rictus gêné. T'étais presque habitué aux coups. La rue pardonne pas. Tes quelques années à grouiller entre les murs, dans les maisons abandonnées, les usines désaffectées, ce monde n'était pas inconnu. Quelques jours. Quelques semaines. Tout se réglerait rapidement. Ton prénom. Ton regard qui se pose sur elle. Elle faisait les meilleurs petits pois de la ville. T'avais pouffé de rire. Ta main sur le sachet, un hochement de tête, merci. T'avais délicatement posé les légumes sur tes côtes. Grimace. T'savais pas si ça marchait réellement, si ça servirait à quelque chose, si ça t'apaiserait un minimum. T'essayais. Tu testais. C'était pas perdu. À nouveau sa voix. T'avais baissé la tête. Ton regard azur sur le sol. Perdu. Une nouvelle fois. Tu ne devais pas y aller demain. Elle ne voulait pas. Elle ne savait pas, elle ne savait pas ce que c'était. Une promesse qui n'était pas tenu. Une promesse en l'air. Des mots perdus. Ça allait être pire. C'était toujours pire. T'avais posé les petits pois à côté de toi. Long soupire. « il faut, j'ai pas vraiment l'choix. » T'avais attrapé sa petite main. Reflex étrange. T'laimais bien, ce soir. T'laimais un peu comme une soeur. Tu voulais la protéger, lui murmurer des mots doux, des mots pour les maux. C'était comme ça, entre vous, se cracher à la gueule, se hurler dessus, s'apprécier. T'étais pas démonstratif, tu ne prenais pas dans les bras, pas de contact, jamais. Exception. Tu sentais que tu devais le faire, tu sentais qu'il fallait que t'essayes, que t'essaye de t'ouvrir aux autres. On sait jamais. On sait jamais ce que le hasard nous réserve. T'allais peut-être perdre la vie, perdre tes jambes, survivre difficilement. Il allait peut-être t'épargner, te pester à la gueule, t'savais pas trop, mais il fallait, il fallait qu'elle sache que t'étais pas le connard de l'autre soir, l'égoïste qui l'avait abandonné quelques mètres plus bas. « j'aurais pas dû t'laisser l'autre soir, t'es pas rien. » C'était un peu tard. « ça s'passera bien demain, j'en suis certain. » Mensonge. « c'est un peu les lois d'la rue, tu tombes pas toujours sur des gens bien, c'est rare même, c'est arrivé c'est tout. » Tu restais vague dans tes propos. Tu restais vague sur les raisons de cette altercation. Sur cette tentative de t'enterrer six-pieds-sous-terre. « j'espère que t'es ptits pois sont aussi bons que tu l'dis. » Ta main qui se déliait de la sienne. T'avais attrapé le sachet, le reposant sur tes côtes faiblardes. « Je t'apporterai un sachet quand j'reviendrai. » Si un jour tu reviens.
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MessageSujet: Re: la colombe et le corbeau | ft sarah   Dim 18 Sep - 11:12


Charlie & Sarah

la colombe et le corbeau
Il était rentré avec toi. Il t’avait suivi. Il ne t’avait pas abandonné. Pas ce soir. T’aurais pas supportée un deuxième abandon. T’aurais pas pardonnée. T’aurais plus pardonnée. Son gilet sur les épaules. Chaleur qui réchauffe ton corps. Ton appartement. Tes p’tits pois. Posé. Qui se décongelé de seconde en seconde. Qui servait à soulager. A apaiser la douleur un instant ; Enfin c’était ce que t’croyais. Retarder l’apparition des bleus. Des hématomes. T’sais plus ce qui se passait en toi. T’étais plus en colère. Plus vraiment. T’avais l’inquiétude. Et tout un tas d’autre émotion. Qui te tiraillais. A droite. A gauche. Te perdant. Te perturbant. Il devait voir un médecin. Quelqu’un. T’avais vu les coups. T’avais été témoin de la violence. Ce n’était pas anodin. Ce n’était pas rien. T’demande s’il n’avait pas des côtes cassées. Ça pouvait être dangereux. Et surtout douloureux. Tes fesses posaient à côtés à côtés de lui. Ton paquet de p’tit pois que t’lui tends. Cela ne lui sauvera pas la vie. Lui fera peut-être rien du tout. Mais cela ne lui fera pas de mal. Et autant qu’ils servent à quelques choses. T’lui confie que t’fais les meilleurs petits pois de toute la ville. C’est faux. Et c’est pas compliqué à faire. Mais c’était la note d’humour de cette nuit noire. Il pouffe de rire. Alors qu’un sourire amusé se dessine sur tes lèvres. Il attrape ton sachet. Hochement de tête. Merci. Sourire. Ton regard posé sur lui toujours. T’as vraiment mal pour lui. Grimace après avoir posé le froid sur ses côtes. Son prénom que t’prononces. T’veux pas qu’il y aille. T’veux pas le voir partir demain. Parce que s’il part. T’es pas sûr de le revoir. Et ça. Ça t’veux pas. T’veux y penser. T’veux pas que ce soit une possibilité.

Il pose les petits pois. Il soupire. Il doit y aller. Il n’a pas le choix. On a toujours le choix. Il a le choix. T’comprends pas. T’veux pas comprendre. Sa main qui attrape la tienne. Surprise. Contact surprenant. T’as pas l’habitude. T’as même pas souvenir d’un jour où il t’a déjà attrapé ta main de cette façon. Ton regard océan sur lui. Surprise. Agréable. Rassurant. Chaleur humaine. C’était rien pour la plupart des gens. Mais là. Pour toi. C’était beaucoup. Ça voulait dire beaucoup. Ce soir était différent de d’autre soir. Toutes les facettes de voir relation. S’engueuler. Se cracher aux visages des insultes. Et s’apprécier. Prendre temps pour l’un et l’autre. Compliqué. Complexe. Et pourtant si simple. Se déchirer. S’apprécier. Ta tête qui dessine un non. Non. Il ne devait pas y aller. T’reste silencieuse. Mais ta tête n’arrête pas d’aller de droite à gauche. Et de gauche à droite. Ton regard océan accroché sur lui. Ces mots tu les reçois. T’es pas rien. Il aurait pas dû. Il avoue. Il reconnaît. Trop tard. C’était fait. Mais t’appréciais qu’il le reconnaisse. Il voulait certainement te rassurer en te disant que demain ça se passerait bien. Il en était sûr. Toi. T’étais pas sûr. Il te mentait pour te protégé. Te rassuré. C’était pire. Les lois de la rue. T’connaissais pas les lois de la rue. Mais tu ne les aimais pas. Non. Il ne s’explique pas plus. Il reste vague. Soupire. Un sourire en coin. Oui ils sont bon tes p’tits pois. Sa main qui quitte la tienne. Laissant la froideur de la rupture du contact. Il reprend le sachet pour se les reposer sur ses côtes. « t’reviendras, car si demain t’y vas, j’viens avec toi… ». T’as encore une fois parlé sans réfléchir. Sans prendre conscience. Conscience du danger que cela puisse représenter. « ne me ment pas charlie…ne me ment pas pour me rassurer ou j’ne sais quoi…j’suis pas bête ! ». T’te relève. Tes fesses qui quittent ton sol. Pas confortable du tout. Debout en face de lui. « non t’aurais pas dû me laisser l’autre soir, tu m’as vraiment blessé… t’es pas encore totalement pardonné t’sais.. ». Sourire en coin. Pourquoi lui mentir. Malgré tout. T’avais encore une p’tite rancœur au fond. Mais ce n’était presque plus rien. Il te fallait encore un peu de temps. « lève-toi…c’est pas confortable le sol.. j’te prête mon lit pour ce soir, t’seras mieux que sur le canapé, j’le prendrais moi ! ». Oui il sera plus à l’aise. Et toi t’te fichais d’être sur le canapé. T’savais même pas si t’dormirais ce soir. T’lui tends tes mains. Pour l’aider. « j’rigolais pas charlie, je viendrais, j’te suivrais, je t’abandonnerais pas… ». Ton regard océan toujours sur lui. « t’as dit que t’avais pas le choix d’y aller…alors t’as pas le choix de m’avoir sur le dos… ». C'était ainsi.


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C'est vide là. Dans toutes les pièces là. Dans tous les cœurs là. C'est plus la même là. C'est vide là. Où y avait les rires là. Où y avait la fête là. Et ça fait mal là. Alors on danse encore. Sur les mêmes musiques, les mêmes pas. On s'embrasse on s'embrasse encore plus fort. Comme si c'était là la dernière fois. Aussi loin que tu pars...Ton sourire en écho. Ton sourire en écho. Reste là sur ma peau

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MessageSujet: Re: la colombe et le corbeau | ft sarah   Dim 18 Sep - 18:29

la colombe et le corbeau

Dernière nuit. Dernières paroles. Derniers regard. T'étais en sursis et pourtant, tu savais éperdument que t'allais pas pouvoir t'en sortir sans rien, sans quelques coups, sans quelques menaces, peut-être plus. On les cherche pas. On les cherche jamais. Ils font la loi, ils sont la loi. Quelques mots lancés pour la rassurer, te rassurer. Un contact chaleureux, un contact rare, tu te surprenais à être démonstratif. C'était pas normal. Ça annonçait rien de bon. Les petits bois frais sur tes côtes. Ta respiration légère, difficile, nuit noire, nuit sombre, ambiance pesante. Sa voix qui se perdait à tes oreilles. Elle viendrait. T'avais pas le choix. Un sourire esquissé. Un sourire amer. Elle ne pouvait pas, elle n'allait pas se retrouver à tes côtés, elle n'allait pas assister à ton procès clandestin. Hors de question. Son corps frêle planté devant ta petite personne. La fille au ch'veux bizarre sentait les mensonges. Elle revenait à la charge. T'aurais pas dû la laisser. Tu le savais, t'étais pas bête, t'étais pas idiot, aveugle, tu lui avais fait du mal, quelques excuses, ça ne suffisait pas, ça ne suffirait jamais. T'avais abandonné. T'es resté muet. Silencieux. Tu ne pouvais pas luter, tu n'voulais pas, pas ce soir. Elle t'offrait son toit. Elle t'offrait son lit. Tes yeux n'allaient probablement pas se fermer avant l'aube. Avant le lendemain soir. Morphée t'attendrait encore un peu. Ses bras maigrichons qui se déplient. Ses mains tendues vers toi. Tu n'avais pas bougé. Tu savais qu'elle rigolait pas. Toi non plus. Elle ne viendrait pas. Tu lui avais donné le petit paquet froid avant de te relever seul, comme un grand. Grimace. Douleur aiguë, des milliers de poignards qui te lacéraient la peau, de brisaient les os, tu prenais sur toi. Rempart qui retenait ton corps broyé par la violence, ton dos collé au mur, t'avais posé tes yeux sur Sarah. « Non. » Clair. Net. Simple. « Même si j'dois perdre tous les os d'mon corps tu viendra pas. » T'avais levé ta main. Elle devait pas parler. Elle devait pas l'ouvrir. Ta carcasse qui se décollait de son support, quelques pas vers. « Même si tu venais, t'pourrais rien faire, ils te feront rien, ils vont te jeter, ils vont t'virer, ils vont pas t'laisser entrer, tu pourra dire ou faire c'que tu veux, ces mecs, ils en auront rien à foutre. » C'était vrai. C'était pas ses affaires. Ils s'en fichaient d'elle, de sa voix, de sa force, de tout. Tes mains qui se posaient délicatement sur ses épaules. Serein. « et j'sais que je suis pas pardonné, c'est pas c'que je cherchais, c'est pas c'que j'voulais. » Soupire. « j'passerai demain quand j'aurais terminé, j'passerai et tu verra que j'irai bien » Tes yeux azur plantés dans les siens, tes paumes sur ses joues. « Sarah. J'irai bien. » Sourire. « Range tes petits pois. » Tes bras qui glissent le long de ton corps. Ton regard qui balaye l'appartement. Mouvements difficiles. La salle de bain. T'avais passé tes mains sous l'eau. Ton visage. Effacer les traces d'une rude soirée. Balayer l'inquiétude. S'éloigner de la fille au ch'veux bizarre. Pas d'influence. Pas d'empathie. Elle ne viendrait pas.



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MessageSujet: Re: la colombe et le corbeau | ft sarah   Dim 18 Sep - 19:25


Charlie & Sarah

la colombe et le corbeau
Il se voulait rassurant avec toi. Il se voulait positif. Tout ira bien. Tout se passera bien. Qu’il te dit. T’es pas bête. T’es pas qu’une blonde sans cervelle. Non t’vois clair dans son mensonge. Dans ses mensonges. Ce contact avec toi. Contact surprenant. Agréable. Mais en même pourquoi. Pourquoi cette main dans la tienne. Pourquoi ce soir. Ce soir et pas avant. C’était bien qu’il y avait un souci. Même s’ils vous arrivez de vous appréciez. Il n’avait jamais été comme ça avec toi. Alors t’allais pas cracher sur ce contact-là. Mais dans ta tête tout un tas de chose se passé. Tout un tas de question s’y posé. T’voulais aller avec lui. Il n’avait pas le choix. Il n’avait vraiment pas le choix. Il te disait devoir y aller. Bien. T’irais avec lui. Non tu ne lui avais pas encore totalement pardonné de l’autre soir. Il te faudrait du temps. Encore un peu de temps pour finir de lui pardonner complètement. Ton corps qui lui fait fasse. Bras tendu. Mains prêtent à accueillir les siennes. Pour l’aider à se lever. T’lui offre ton lit pour ce soir. Bien que t’penses savoir tout comme pour toi. Que Morphée ne vous endormira pas ce soir. Ne vous bercera pas. T’étais sérieuse. T’partirais avec lui. C’est tout. T’rigolais. T’plaisantais pas. Il te donne les petits pois. Et se relève tout seul. Ok. S’il veut. T’voyais bien qu’il avait mal. T’le voyais. Et t’pouvais t’empêcher d’avoir mal pour lui. Son dos collé au mur. Toi en face de lui. Il lâche un « non ». Clair. Net. Précis. Catégorique. Non. C’était non. Il ne voulait pas que t’vienne. Il ne voulait pas.

T’voulais répliquer. Mais sa main levée. Te ravisa. Alors t’reste silencieuse. Tu l’écoutes. Quelques pas vers toi. Il t’explique que de toute façon t’ne sera pas accepté. Qu’ils ne voudront pas de toi. Qu’ils te jetteront. Qu’ils en auront rien à foutre de toi. C’était pas tes affaires. C’était pas ton histoire. Ses mains qui se posent sur tes épaules. Encore un contact. T’aimais pas ça. Finalement. T’aimais bien quand vous vous hurliez dessus. Au moins c’était avec toi. Il risquait rien avec toi. Ses mots pouvaient t’atteindre. Les tiens l’atteindre. Mais il ne souffrirait pas. Pas comme maintenant. Pas comme demain. Il te parle de ton pardon. C’était pas ce qu’il cherchait. Pourtant c’est ce qu’il obtenait au fil du temps. Il passera demain quand tout sera terminé. Pour te montrer qu’il allait bien. Ses yeux bleus planté dans les tiens. Même couleur. Même intensité. Ses paumes sur tes joues. Il te répète qu’il ira bien. T’en crois pas un mot. Non. T’en crois pas un seul mot. Et pourtant t’reste silencieuse. Il te sourit. T’souris pas. Tes petits pois toujours dans tes mains. Ils en auront vécu des choses ceux-là. Il va à la salle de bain. T’reste un instant planté dans ton salon. Tournant et tournant ses paroles dans ta tête. Ruminant. Décidé. T’vas à ta porte d’entrée. T’ferme le verrou du haut. Celui du bas. Attrape tes clés. Ferme avec la clé celui du milieu. Clé que t’planques dans un endroit qu’il ne trouvera jamais. T’fais lever tes chiens. Ils sont pas contents. Mais c’est pas grave. T’prends leur panier que tu tires d’un seul bras. L’autre te fait mal. Devant la porte d’entrée. Les deux paniers installés à l’entrée. Tes loups qui se remettent dedans. En principe t’as aucune envie de les embêter. Avec leur gueule et regard de loup. Surtout ton noir. Qui attise plus la peur qu’autre chose. Ils bougeront pas tant que t’ne leur en donnera pas l’ordre. T’vas dans la cuisine. Et mets tes petits pois au frigidaire. Ton regard qui se repose sur Charlie. Qui vient de revenir. « t’me veux pas ok…alors t’partiras pas… les chiens t’en empêcherons et la porte est fermé à clé…j’ai planqué la clé.. ». T’es de nouveau un peu mauvaise. Sans pour autant l’être comme avant. De l’entre deux. « t’me connais non à force ! t’as été gentil avec moi, rassurant, j’ai beaucoup appréciée, vraiment, ça m’a vraiment touchée, c’était agréable de voir ce charlie là ! ». T’as un ton plus calme. « au départ ça m’a rassuré oui et puis non ça n’a fait qu’augmentais mon inquiétude et ma peur … ». Ton regard océan planté dans le sien. T’le lâche pas. Insistant. « raconte-moi ! qu’est-ce que t’as fait ? qui sont ces gars ? j’veux savoir charlie…plus de mensonge, plus de cachotterie j’en ai marre…j'ai ai marre de vos conneries à vous tous... raconte-moi tout ! ». T’lâche son regard. T’te tourne dans ton frigo. T’attrape deux bouteilles de bière. Tu les ouvres. T’en dépose une pour lui. Ton regard océan se replongeant doucement dans le sien.


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MessageSujet: Re: la colombe et le corbeau | ft sarah   Lun 19 Sep - 1:06

la colombe et le corbeau

Fraîcheur. L'eau qui perlait sur ton visage, le contact avec ta peau, apaisement. Longue nuit. Rude nuit. T'avais besoin d'un moment à toi, d'un moment pour te poser, faire un point, te vider l'esprit. Le calme. Le silence. Ton regard azur planté dans ton reflet. C'était pas beau à voir. Ça aurait pu être pire. Ta main sous le robinet, elle était venu se poser délicatement sous ton tee-shirt. Grimace. T'sais pas trop ce que tu devais faire, les gestes à adopter, t'essayais, tu tentais, ça pouvait pas te faire du mal, ça pouvait pas t'amocher un peu plus. Froid. Un frisson avait glissé tu ta peau pour venir te glacer l'échine. Tu t'appuyais sur le lavabo. Tête baissée. Yeux clos. T'étais dans un tunnel dont tu n'voyais pas le fond. Le noir. Pas de lumière Pas de lueur. Les ténèbres. Tu savais pas si tu t'en sortirais, tu savais pas si t'arriverais à remonter la pente. Les questions qui fusaient. Les doutes qui te tiraillaient. Long soupire. Oiseau nocturne pris en cage. Oiseau nocturne qui attendait sa sentence. Il te tenait entre ses griffes. Prédateurs aux crocs acérés, il avait le bras long, il pouvait siffler ses clébards pour qu'une fois de plus, ils te passent à tabac. Tes paumes sur ton visage. Grande inspiration. Quelques pas en dehors de la salle de bain. Prisonnier. Les barreaux de fer s'étaient refermées sur toi sans que tu ne t'en rende compte, sans que tu ne te doute de quoique ce soit. Ton regard qui se pose sur la fille aux ch'veux bizarre. Sa voix qui résonne. Issues closes. Chiens de garde. Rat. Tes mots s'étaient perdu à ses oreilles sans provoquer l'effet voulu. Elle n'était pas rassurée. Elle n'allait pas lâcher le morceau. Ton sang n'avait fait qu'un tour. « Sarah, j'ai dit que j'y allais, j'peux pas me planquer, on peut pas faire ça, c'est la loi! » La loi des rues. Une parole est sacrée. Ne pas la respecter, c'est mettre fin à ses jours. « T'veux me garder ici combien de temps hein ? t'veux qu'on laisse passer la journée en pensant qu'ils oublieront ? C'est ça, super plan championne ! » Éclair furtif. T'avais peur. Tu flippais. Tu flippais clairement. Si tu ne te pointais pas demain, ils allaient venir à toi, ils allaient débarquer et te demander des comptes. Une main dans les cheveux. T'avais attrapé ta bière. Tu l'as descendu, tu l'as descendu cul sec. « Faut pas déconner avec ces mecs, même pour des histoires de merde, ils peuvent t'en mettre une, j'ai fait l'con c'est tout ! » Et t'étais pas fier. Tu l'connaissais. T'avais pas vu son visage, pas de suite, un mot à ton attention, ta grande gueule crachant des paroles lourdes, le mal était fait. « Les rues c'est pas tout beau, c'est pas mystérieux, c'est dangereux, elles appartiennent à des mecs, t'peux pas y faire c'que tu veux avec qui tu veux, on s'connait un peu tous plus ou moins, c'pas un monde sain, c'pas un monde tranquille, tu dois toujours être sur tes gardes, pas donner ta confiance. » C'était vague. « J'ai ouvert ma gueule quand il le fallait pas avec la mauvaise personne, j'pas de suite calculé qui c'était, c'quil voulait, j'lai sur le dos maintenant !» Tu t'es tourné. Tes bras levés. Tes mains qui se joignaient derrière ta tête. Douleur. Grimace. T'avais pris conscience du bordel dans lequel t'étais. T'avais pris conscience du danger qui planait sur toi. « fait chier putain ! » Ton regard planté sur elle. « T'sais tout maintenant alors demain tu vas m'laisser y aller, t'vas dégager tes chiens de la porte et m'louvrir pour que j'évite de me prendre une balle ! » Elle essayait de te protéger. De te garder en vie.



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MessageSujet: Re: la colombe et le corbeau | ft sarah   Lun 19 Sep - 10:29


Charlie & Sarah

la colombe et le corbeau


Il était partit à la salle de bain. T’étais restée là. A te demander. Demander ce que t’pouvais faire pour l’empêcher de partir. Rien de ce que t’pourrais dire le retiendrais. T’le savais. Cela n’avait pas marché la dernière fois. Ni jamais. T’pouvais pas non plus l’arrêter de ton propre corps. Il ne ferait qu’une bouché de toi. T’avais pas d’autre choix que de l’enfermer. Et l’enfermer avec toi. Chez toi. T’profites qu’il est à la salle de bain. T’verrouille ta porte à clé. T’planque la clé quelques part. Seul toi a le secret. T’mets tes chiens devant. Tes deux loups. A moitié loup. A moitié chien. Pas commode. Pas sociable. Méfiant. Ils n’obéissaient qu’à toi. Seulement à toi. A personne d’autre. Fidèle compagnon qui accompagnait ta vie. Prêt à se sacrifier pour toi. Il finit par sortir de la salle de bain. T’lui annonce alors la nouvelle. La nouvelle qu’il est ton prisonnier. Même si t’qualifierais pas cela ainsi. Mais appelons un chat, un chat. T’le protège. T’essayais de le protéger. C’était en tout cas ton intention première. T’sais pas si c’était la bonne solution. La bonne décision. T’veux savoir maintenant. T’veux savoir ce qu’il se passe. Ce qu’il a fait. T’en ai marre de leurs conneries à tous. T’as l’impression d’être attaché qu’à des personnes qui aime le danger. Qui cherche le danger. Liam pour commencer. Qui est aujourd’hui six pieds sous terre. Que t’pleures encore. Qui s’est pris une balle dans la tête pour quelques drogues. Pour s’être certainement frotté au mauvaise personne. Lohan ton petit frère, qui enchaîné les conneries et les mauvaises décisions. Et t’en passait. Cela te désespérer. Toi qui voulais fuir la souffrance. T’en mettais les deux pieds dedans. En était proche de personne qui ne faisait que cela. Se mettre en danger. Des aimants à ce genre de sensations. T’en avais marre. T’voulais savoir. T’voulais comprendre ce qu’il avait fait. Dans quoi réellement il s’était embarqué. Non ses mots ne t’avaient pas rassuré. Pas du tout. Car il ne pouvait pas te promettre que tout irais bien. Liam t’avais promis. Il t’avait dit qu’il reviendrait toujours. Qu’il irait bien. Mensonge. Mensonge. Mensonge. Un soir il est partit sans jamais revenir. Pourtant il t’avait qu’il irait bien en partant. Comme toujours.

Alors il t’explique. Il t’explique qu’il doit y aller. Qu’il peut pas se planquer. Que c’est la loi. Quelle loi ? Celle des rues. Toi tu ne la connais pas cette loi. T’te fiches d’elle. T’hausse les épaules. C’est vrai que ce n’était pas le choix le plus judicieux à long terme. Ni à court terme. Car toi-même t’risques de vite péter un câble enfermé là-dedans. C’était certes pas le meilleur des plans. Mais sur le coup c’était le meilleur qui t’étais venu. T’sentais qu’il avait peur. T’le voyais dans son regard. T’le voyais. Tu l’entendais. Il attrape sa bière que t’avais sortie. Il la bois. Cul sec. Toi t’prends ton temps pour la boire. Il a fait le con. C’est tout. Ce n’était pas tout. Ce n’était pas explication. T’avais bien compris qu’il avait le con. T’es pas bête. T’l’écoute te raconter que la rue c’est pas beau. Blablabla. Pas tranquille. Pas sains. T’fais pas ce qu’tu veux. T’avais compris le message. Mais cela ne te donnais aucunes explications. Vagues. Comme à chaque fois. Puis il t’avoue. Il t’avoue qu’il a ouvert sa gueule sur la mauvaise personne. Il a provoqué la mauvaise personne. Il se retourne. Ses mains qui joignent derrière sa tête. Puis son regard planté sur toi. Il te demande de le laissé aller demain. Dégager tes chiens. Ouvrir cette porte. Et le laissé filer. Pour éviter qu’il ne se prenne une balle dans la tête. Tu gardes son regard dans le tient. Et là. Tu t’exprimes. Tu l’avais laissé parler maintenant c’est à toi. « qui me dis que t’vas quand même pas te prendre une balle hein ? qui me dis que si j’te laisse partir t’vas réellement revenir ? t’peux pas me promettre…t’peux pas me dire que tout iras bien…t’peux pas m’affirmer….car t’sais pas…j’sais pas… ». Ta bière qui était encore entre ta main. Que t’poses sur le plan de travail. « j’connais pas la rue…j’connais pas ses lois…j’vais pas pouvoir te garder ici éternellement… j’le sais… j’suis pas bête ! ». Tu t’énerve. Car ça t’énerve. Pas contre lui. Forcément. Mais le tout. Le total. C’est un tout. « la dernière fois que quelqu’un m’a dit que tout irais bien…qu’on se verrait le lendemain….je l’ai revu quelques heures plus tard avec une balle dans la tête…c’était mon frère…mon grand frère…j’ai encore le souvenir de son sang sur mes mains alors qu’il était déjà partit loin…très loin de moi… ». Le son de ta voix qui était monté d’un cran. Sans être agressif pour autant. Ton regard brillant de larmes. Comme à chaque fois que t’évoques ton frère. « alors peut être que demain tout iras bien…peut être que demain t’pourras me ramener et goûter mes p’tits pois....j’ai juste beaucoup de mal à croire les gens quand on me répète trop de fois que tout iras bien…c’est noyé le poison de l’eau...c’est mentir… ». T’te retourne. Tes deux mains sur le plan de travail. Ta tête basse. Tes cheveux multicolors, qui tombe. Rideau sur ton visage. « j’sais pas pourquoi j’ai voulu t’enfermais ici….pour te protéger…pour…j’sais pas charlie…j’me dis juste que si j’te laisse partir et que t’reviendras pas, ce sera ma faute…et j’ai pas envie de croire ca…et pourtant … ». T’te retourne de nouveau vers lui. « alors non je t’ouvrirais pas….tant que t’ne trouveras pas les bons arguments pour me convaincre que tout iras réellement bien…que j’serais pas obligé de te récupérer en mille morceaux…t’es déjà bien amoché…il t’a déjà bien fait mal....que ce serait-il passé si je n’avais pas été là ? hein charlie, où est ce que t’serais ? dans quel état t’serais ? serais tu encore là seulement ? ». On peut sentir ta peur. Tes doutes. Tes interrogations. Dans ta voix. Dans tes yeux. T’attends pas des réponses précises. T’sais pas. Et il sait pas non certainement. T’lui dis juste ce que t’as sur le cœur.



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MessageSujet: Re: la colombe et le corbeau | ft sarah   Lun 19 Sep - 23:20

la colombe et le corbeau

 Quelques secondes. Quelques minutes. T'aurais dû t'en douter, t'aurais dû le voir venir. Porte qui se verrouille. Chiens aux aboies. T'étais le rat d'la fille au ch'veux bizarre. T'étais son prisonnier. Elle venait de te condamner de ses propres mains, de son propre chef. Elle ne le savait pas. C'était pas de sa faute. Tes mots qui se font plus forts. Tes phrases plus violente et cette liqueur qui te chatouille la gorge. Ta dernière peut-être. La peur. La peur qui agite, la peur qui énerve, tu ne te contrôlais plus. Ton esprit transpercés de mille questions, ta carcasse douloureuse, les traces d'un passage à tabac. Sa voix qui te parvenait. Elle marquait un point. Elle marquait de nombreux points. Toi-même tu ne savais pas ce qu'il adviendra de ta petite personne une fois planté devant eux. T'essayais de te rassurer. De la rassurer. T'avais que ça à faire, t'étais impuissant, t'étais pas un putain de devin, tu lisais pas encore dans les lignes de la main, les feuilles de thé ou autres conneries, non. T'étais humain. Tu pouvais supposer, tu pouvais espérer, tu ne pouvais prendre en main ton futur, tu ne pouvais le modeler à ta façon. Malheureusement. Son frère qui revenait sur le tapis. Tu comprenais. Tu comprenais sa frayeur, ses angoisses, l'envie de se terrer, de ne pas revoir la même scène une nouvelle fois, t'entendre les mêmes mots une nouvelle fois, d'affronter la mort une nouvelle fois. T'avais rien dit. T'étais resté silencieux. Tes dents qui venaient pincer ta lèvre inférieur, t'étais nerveux, tu tenais plus en place. Humaine elle aussi. L'envie d'en savoir plus. L'envie d'espérer. L'envie d'être optimiste mais elle non plus pouvait pas. Son corps frêle qui te fait à nouveau face. Elle ne t'ouvrirait pas. Elle ne te laisserait pas sortir. Ton coeur qui avait raté un battement. Ton estomac qui se tournait et se retournait. Impuissant. Ta voix imposante. Ta voix qui résonnait. Agacement.« Mais tu veux que j'te dise quoi hein ? » Rire amer. Rire jaune. « Tu crois que j'peux deviner ce qu'il va m'arriver, tu crois que j'peux vraiment l'savoir ? Tu m'as pris pour qui Sarah ? » Tes yeux au ciel. Une main dans tes cheveux. Un sourire sur ta gueule, un sourire d'exaspération. Irritable. « Alors ouais, ouais p'tètre que ça aurait pire, p'tètre que j'aurais pas eu deux trois côtes cassées mais plus, p'tètre que j'serais en train de crever quelque part dans une rue, p'tètre que j'serais dans l'caniveau en petits morceaux j'en sais rien, j'en sais rien ! »
Ta main qui était venue cogner le goulot de la bouteille. Elle avait volé. Elle avait volé avant de mourir sur le sol en millier d'éclats. Le ton qui monte. « C'est pas tes ptits pois qui vont me protéger, c'est pas ta furieuse envie d'me garder ici qui va m'aider, l'seul truc que ça va faire c'est d'me condamner, d'me condamner de ta propre main Sarah ! » C'était dur. « C'est ça que tu veux ? Que j'me planque ici en attendant de crever pour te donner bonne conscience en te disant "c'est dommage j'aurais essayé" ? » Nouveau rire. « J'vais peut-être me retrouver comme ton frère, j'vais peut-être avoir les deux jambes casser j'sais pas, je flippe, je flippe clairement mais j'ai fait l'con, j'dois assumer c'est tout ! » L'honneur. C'était ça. T'avais trop d'honneur. Trop d'honneur pour ne pas te pointer chez le maître de ces clébards. Trop d'honneur pour ne pas soutenir tes paroles. Ton corps qui divaguait, défaillait, ton coude sur le plan de travail qui retenait ta carcasse, ta voix qui ne baissait pas « J'vais y aller demain, t'pourra faire ce que tu veux j'irai, quitte à me faire bouffer par tes chiens, à me jeter d'une fenêtre ou à escalader les murs, j'irai que tu l'veuilles ou non ! »



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MessageSujet: Re: la colombe et le corbeau | ft sarah   Mar 20 Sep - 20:01


Charlie & Sarah

la colombe et le corbeau


L’enfermer n’était pas la solution. T’le savais bien. Mais c’était la seule qui t’étais apparue dans la panique. Prisonnier pour quelques heures. Pour quelques instants. Il pouvait pas te dire que tout irais bien. Il pouvait pas te dire qu’il reviendrait. Il ne pouvait pas. Il ne pouvait rien te confirmer. Rien te promettre. Impasse. T’savais pas comme il savait pas. Qu’est ce qu’il lui arriverait s’il y va. S’il quitte ton appartement. T’aurais aimé savoir. Il aurait aimé savoir. Des mots qui se veulent rassurant. Mais qui ne le sont pas. T’lui posais des questions auxquelles il n’avait pas de réponse. Et t’en avais pas non plus. Personne les avait. Pas de boule cristal. Pas de lecture d’avenir. Et pourquoi t’les posés. Encore et encore. En quête de ses réponses. Ses réponses invisibles. Ses réponses impensables. Il avait peur. T’le savais. T’avais peur aussi. Accumulation d’émotion. Accumulation de négation. Rien n’était positif là-dedans. Tout n’était que noir. Peur. Douleur. Les souvenirs qui remontent dans ta tête. Ton frère. Ses conneries. Ses mots. Ses promesses. Son corps inerte. Son sang sur tes mains. T’te sentais presque responsable de pas l’avoir aidé plus à s’en sortir. Souvenir qui revient. Qui remontent. Douloureux. Comme à chaque fois. T’pouvais pas affronter la mort une seconde fois. Cela t’était impossible. Impensable. Insupportable.

Sa voix qui résonne. Agacé. T’le sens. T’le sais. Imposante. T’sais pas pour qui t’l’as pris. T’cherchais juste des réponses qu’il n’avait pas. Des questions sans aucun sens. Sans aucune chance de trouver sa paire. Il riait. Souriait. Amer. Jaune. Irrité. Exaspéré. Il en sait où il serait. Dans quel état. Si t’avais pas été là. Personne le savait. Personne ne le saurait. Sa main qui cogne la bouteille de bière. Qui va s’éclater un peu plus loin dans ton salon. Milles éclats sur ton sol. Brisé. Sursaut de ta p’tite personne. Surprise par ce geste. Son ton qui monte. Qui cogne à tes oreilles. Le garder enfermer ici c’était le condamner. Qu’il te dit. Le laissé partir c’était aussi en partit peut être le condamné non. Ses mots sont durs. Ta faute. C’est toi qui l’condamne. Dur à tes oreilles. Dur à ta tête. Il te fait culpabiliser. Il doit assumer. Assumer ses conneries. T’trouves ses mots violents. Violents sur toi. Violent dans ta tête. Mots qui résonnent. Qui ricochent dans ta p’tite tête. Il flippe. Qui ne flipperais pas. Hein. Qui serait calme. Dans une situation pareille. Dans un cas pareil. Il partira. Et t’pourras pas l’en empêcher. Tu gardes le silence. Pour une fois t’réplique pas. Pas encore. T’attrape ton balai. Ta pelle. Ta balayette. T’te diriges vers la bouteille de bière qu’il a brisé. T’ramasse. En silence. Juste le silence. Pire. Pire parfois que des mots. Toi si impulsive. Si grande gueule. T’dis rien. T’te contente de ramasser ses bouts de verres. Eclaté en millier de morceau. T’passeras l’aspirateur plus tard. T’fais le plus gros. T’mets tout dans la poubelle. Et enfin t’poses ton regard sur lui. Et sur un ton étonnamment calme. « t’veux me faire culpabiliser bravo c’est gagné…quoi que j’fasse…quoi que je veuille faire… c’est pareil…le résultat sera apparemment le même… ». Ton regard brillant se pose sur lui. « t’flippe…ok…j’flippe aussi pour toi… car on a beau s’engueuler, s’envoyer des mots à la gueule… j’tiens à toi quand même… ». T’es toujours calme. Etonnamment calme. Agaçant presque. « j’te condamne en te gardant ici…t’te condamne en y allant… t’as quand même réussi à m’faire prendre la faute sur moi si t’crèves si je t’ouvre pas ! merci ! ». T’essaye de garder ce ton calme. Malgré la tempête. L’ouragan qui se déroule en toi. « t’as gagné…je t’ouvrirais charlie…je t’ouvrirais la porte… ». Ton regard toujours posé sur lui. « encore une fois t’débarque dans ma vie, t’bouleverse tout, une tempête qui passe, des émotions qui se confrontent, on s’engueule encore… t’me mêle à tes bêtises, t’m’embarque avec toi et après quand je veux t’aider, quand j’veux te protéger, quand j’veux te faire comprendre que j’tiens à toi, t’pars et on s’engueule encore… ». T’marques une pause. Ton regard toujours dans le sien. « faut que t’arrête…que t’arrête de faire des conneries pareils…de te mettre des emmerdes comme ça… vous allez finir par me tuer moi, à tous vous mettre dans des situations pareils… ». A tous te rendre chèvre à risquer leur vie ainsi. Pour rien. Comme une preuve de ta bonne foi. T’rappel tes chiens. Il ne manquera plus que la clé. « la vie c’est précieux charlie…on joue pas avec…tout peut s’arrêter si vite… et laisser des cœurs brisés derrière…alors j’sais pas ce qu’il t’arrivera demain…j’te demande juste de rester en vie… ». Tu descends ta bière. D’un seul coup. Ton regard océan sur lui.



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C'est vide là. Dans toutes les pièces là. Dans tous les cœurs là. C'est plus la même là. C'est vide là. Où y avait les rires là. Où y avait la fête là. Et ça fait mal là. Alors on danse encore. Sur les mêmes musiques, les mêmes pas. On s'embrasse on s'embrasse encore plus fort. Comme si c'était là la dernière fois. Aussi loin que tu pars...Ton sourire en écho. Ton sourire en écho. Reste là sur ma peau

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MessageSujet: Re: la colombe et le corbeau | ft sarah   Jeu 22 Sep - 18:28

la colombe et le corbeau

Verre brisé. Milliers d'éclat qui scintillaient, tranchants, dangereux. Contact avec ta main. Malheureuse victime. Elle cherchait à faire bien. Elle cherchait à faire juste. C'était pas de sa faute, comment est-ce qu'elle pouvait se douter aussi. Comment elle pouvait savoir que tout finirait en quelques cris, quelques os qui se brisent et le silence. Le terrible silence. Se demander si on est vivant. Se demander si on est mort. Elle n'avait rien dit. Le dos courbé. La fille au ch'veux bizarre ramassait ton bordel. C'était toujours les autres qui pâtissaient. C'était toujours les autres qui se prenaient le retour de flamme. On s'accrochait. On souffrait. C'était la triste réalité. Et toi, toi tu n'faisais pas gaffe, tu t'en inquiétais pas. C'était leur choix. C'était leur envie de s'attache à ta petite personne. C'était leur décision. Ils pouvaient entrer ou sortir de ta vie, ça t'importait peu. T'avais appris, avec le temps, à ne pas courir après le monde, après l'univers, tu le laissais venir à toi, tu le laissais s'éloigner. Sa voix. Ses mots. T'avais posé tes yeux sur elle. Instinctif. Son ton calme. Son ton posé. Elle tenait à toi, elle s'inquiétait, flippait. La faute qui retombait sur elle qu'importe la décision. Elle pouvait tourner et retourner la situation, les milliers de possibilités qui s'offraient à elle, à vous. Le résultat était le même. Sinistre diagnostic. Son regard, poignard qui te transperçait, te lacérait. Ses paroles qui te cognaient. Violent ouragan. Violente tempête. T'embarquais tout sur ton passage, t'embarquais le monde dans tes péripéties, t'embarquais l'univers dans une vague dont on ne pouvait sortir, qu'on ne pouvait vaincre. Des bas plus que des hauts. On regrettais parfois. Ses clébards qui avaient dégagé de la porte. La moral. La vie est une chose précieuse. La vie mérite d'être vécu. Un rire. Foutaises. Dernière demande. Dernier souhait. Rester sur terre. Ne pas partir. Ne pas la quitter. Vivre. Survivre. T'as pas ouvert ta bouche. T'as rien promis. Tu ne pouvais pas, tu ne pouvais pas lancer des mots au hasard, des paroles en l'air, plus maintenant, plus ce soir, parce que tu ne savais pas, tu ne savais pas ce qui t'attendrait une fois le soleil à son zénith, un fois la ville mouvante, une fois les coeurs battant à l'unisson, non, tu n'savais pas ce qui adviendrait de ta petite personne. « Merci » C'était la moindre des choses. « J'vais me coucher, essayer de dormir, j'partirai demain dans la matinée, j'te dis bonne nuit. » Un sourire. Pas de contact. « Et... à la prochaine, s'il y en a une. » Fallait se rendre à l'évidence. Ne pas nier. Tu lui avais tourné le dos. Pas d'adieu. Plus de geste affectif. T'aimais pas ça, quelque part, au fond de toi, t'espérais pouvoir planter ton regard azur encore mille fois sur elle, le monde, sur les paysages Écossais. Quelque part au fond de toi, t'espérais une certaine clémence, une nouvelle chance. Mouvements douloureux. T'avais laissé ton corps, aussi brisé que la victime de verre, épouser les formes du matelas. Tu ne t'étais pas glissé sous les draps. C'était pas la peine. Le soleil pointerait le bout de son nez. Aux premiers rayons, Sarah se retrouverait seule.



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