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 the arena + (charlie&sarah)

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MessageSujet: the arena + (charlie&sarah)   Dim 11 Sep - 23:52

the arena
Charlie & Sarah

Assisse sur le rebord de ta fenêtre. Ta meurtrière entre tes lèvres. Se consumant doucement. Ton verre d’alcool dans l’autre main. Noyant ton esprit doucement dedans. C’était un de ces soirs. Un de ces soirs où les souvenirs revenaient. Où ton humeur n’était pas vraiment au beau fixe. Massacrante. Exécrable. Cette meurtrière qui se consume doucement. T’empoissonnant peu à peu. Te tuant à chaque bouffée. T’es là mais t’es là. Ton esprit qui vagabonde dans les songes. Les souvenirs d’enfances. Doucement. Te rendant prisonnière de ses sourires. De ses rires. De sa tendresse. De ses gestes protecteurs. De ses mots doux. Te faisant sentir la p’tite sœur unique et précieuse. Et puis la noirceur qui se pose doucement sur son âme. T’enlevant peu à peu ton grand frère. L’éloignant de toi à p’tit feu. Comme cette meurtrière entre tes lèvres qui s’éteint peu à peu. Tout cela avait eu raison de lui. De son âme. De ton frère. Nuit d’horreur. Nuit terrible. Te l’enlevant à tout jamais. Pour toujours. T'ne pourra plus voir son sourire. T’ne pourra plus entendre son rire. T’ne pourra plus te disputer avec lui. T’ne pourra plus l’entendre te parler. Te crier dessus. Le son de sa voix. Echo en toi. Une main sur ton épaule. Ton regard qui se pose sur le maître de cette main. Théo. Encore des instants passés avec lui. Encore quelques heures de trop avec lui. Qui te rapproche un peu trop de la ligne à ne pas franchir. Quelques mots à tes oreilles. Ta meurtrière qui s’éteint. Que t’écrase sans aucun respect. Que t’abandonne dans un vieux cendrier. Ton verre d’alcool que tu termines. Qui finit abandonné sur la table basse. Silencieuse. T’t’assois sur le canapé. T’es deux chiens, te rejoignant instinctivement à tes pieds. Deux chiens loups. Aussi beau que sauvage. Aussi doux que mordant. T’es leur maîtresse. Tant que t’dis pas le mot magique. Ils resteront sur leur garde.

Quelques mots de Théo qui brise le silence. Il doit partir. Un bref sourire. Va-t’en. T’te lève. T’lève ta carcasse du canapé. T’ouvre la porte. Surprise d’une âme que t’attendais pas. Théo qui bredouille un bonsoir et se faufile aussi vite que possible. Quittant ton toit sans un regard. Rapide. Ton regard océan qui se pose sur le sien. Tu t’effaces pour le laisser entrer dans ton chez toi. Il fait comme chez lui. « salut ». Que tu murmures avec un demi sourire. T’files dans la cuisine. T’récupères un deuxième verre. Et la bouteille. Oui la bouteille entière c’est bien. Tes chiens assis droit comme des piquets à côté. T’leur sommes de rejoindre leur panier. « j’te sers un verre ? ». T’connais pas sa réponse. Mais t’remplit le verre. Au pire t’le finira toi. Nouvelle meurtrière qui vient trouver confort entre tes lèvres. Paquet qui glisse sur la table basse. Invitation à en prendre une. « qu’est ce qui t’amènes ici ce soir ? ». T’sais qu’avec Charlie. Tout peut être très calme. Mais tout peut rapidement virer à l’ouragan. Douceur de l’explosion. Un mot. Un geste. Deux caractères forts. Boum. A tout moment. T’le sais bien. Il le sait bien. Vous le savez. C’est comme ça. Sourire qui se dessine sur tes lèvres. Alors qu’une nouvelle fois t’laisses cette meurtrières te consumer.
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C'est vide là. Dans toutes les pièces là. Dans tous les cœurs là. C'est plus la même là. C'est vide là. Où y avait les rires là. Où y avait la fête là. Et ça fait mal là. Alors on danse encore. Sur les mêmes musiques, les mêmes pas. On s'embrasse on s'embrasse encore plus fort. Comme si c'était là la dernière fois. Aussi loin que tu pars...Ton sourire en écho. Ton sourire en écho. Reste là sur ma peau

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MessageSujet: Re: the arena + (charlie&sarah)   Lun 12 Sep - 1:27

The arena

Oiseau nocturne. Oiseau de mauvais augure. Tu errais, tu arpentais les rues de la ville, foulais le bitume crasseux, fantôme sans but, sans envie particulière, tu tirais sur ton petit bout de mort. Première bouffée. Bonheur illicite, bonheur au doux parfum d'interdit, tu te laissais porter par le temps, par le vent. Tu ne connaissais que trop bien ces virages, ces vrombissement qui faiblissaient au fur et à mesure que la nuit prenait possession d’Édimbourg, ces murs noirs, ces murs sales, ces murs qui ont vu toutes les erreurs et horreurs humaines, témoins muets d'existences qui se lient, se délient, se déchirent. Quelques mètres. Quelques kilomètres. Tu ne savais pas depuis combien de temps tu déambulais, tu rasais ces victimes froides, ces victimes inanimées, ces victimes de pierres. Tu t'en fichais pas mal. C'était ça ton truc. Poser un pied l'un devant l'autre, pas de destination particulière, pas de point précis, claquement de tes semelles contre le bitume, nuage nocif qui s'échappait d'entre tes lèvres pour venir chatouiller les étoiles, disparaître. Quelque fois, il t'arrivait de t'arrêter, de poser ton cul quelque part, apprécier le silence, apprécier tantôt l'air frais d'une nuit d'hiver, tantôt la douce odeur d'un soir d'été, poser tes yeux sur ce voile noir qui s'étalait bien plus haut que les foyer endormis, bien plus haut que ta petite personne éveillée. De temps en temps, quelques âmes, bien plus perdues que toi, s’immisçait dans ta vie l'espace de quelques heures, quelques jours peut-être. Mots échangés, crocs qui brillaient et scintillaient, la mort au bout des lèvres, au bout du nez, au bout des veines. Elle s'évaporait parfois, glissait dans le sang des plus téméraires, transformait un homme, le détruisait bien plus souvent. Chiens des rues, chiens galeux, t'étais comme eux avant, à courir les rues, échapper aux flics, s'amuser de tout et n'importe quoi, l'estomac creux, le manque qui attrapait à la gorge sans crier gare, vie des rues. Elle te rappelait souvent à elle, cette fourbe. Tu n'occupais ton petit appartement que très peu. Entre boulot et errance, tu n'y mettais les pieds que pour plonger dans les bras de Morphée quand tu ne te retrouvais pas dans un autre plumard. Electron libre, tu ne t'accrochais pas, pas d'affection, pas d'attachement, presque par intérêt, par peur surtout, tu ne formais que très rarement des liens. Se protéger. Se préserver. Deuxième bout de mort au bord des lèvres. Ton regard qui se perdait sur la façade d'un immeuble. Destination finale. Jetant le cadavre d'un rouleau interdit à tes pieds, tu l'avais achevé de bout de ta chaussure. Quelques escaliers. Silhouette masculine qui se dessinait. Tes yeux azur qui filèrent directement sur la fille au ch'veux bizarres. Murmure qui se perdait à tes oreilles. Sourire rapidement esquissé. Tu t'étais engouffré dans son petit foyer. Détente. Tu t'étais étiré de tout ton long avant de poser ton cul sur le sol. Un semblant de remerciement marmonné. Un gorgée. Liqueur brûlante qui glissait, te chatouillait avant de venir réchauffer ton estomac. Rouleau licite tiré de son paquet. Douce flamme venant lécher ce bout de mort. Détente. « j'ai terminé tard ce soir. » Bouffée nocive. « j'me baladais dans les rues puis j'me suis retrouvé devant chez toi. » Gorgée. « Du coup j'me suis dit pourquoi pas passer. » Pourquoi elle. Pourquoi pas tes amis de défonce. Tes amis d'un soir. Tes amis de mort. « c'est pas l'meilleur des plans mais bon, j'prends ce qui vient. » Crocs qui scintillent. Nouvelle bouffée. « j'ai pas mal fumé avant de débarquer pour être certain de tenir l'coup. » Pas plus de précisions. Une cigarette. Non. Quelque chose de bien plus fort. Bien plus efficace. « j'me tire si jamais tu veux pas d'moi hein, j'voulais faire ma bonne action de la journée en te tenant compagnie. » Nouveau sourire. Nouvelle gorgée.
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MessageSujet: Re: the arena + (charlie&sarah)   Lun 12 Sep - 10:08

the arena
Charlie & Sarah

Ton amant de ce soir. Ton amant de plusieurs nuits. Qui quitte ton chez toi. Tandis qu’une nouvelle âme y entre. C’est toujours les moments où ton humeur est massacrante que t’reçois le plus de monde. Tant pis pour ceux qui se frottent. Ta porte d’entrée qui se referme. Tes pas dans la cuisine qui récupère un autre verre. Une bouteille. Il savait qu’il pouvait faire comme chez lui. Tout le monde faisait comme il voulait chez toi. T’détestais la gêne et qu’on ait des manières. Ici sous ton toit c’était à la bonne franquette. Pas de manière. Pas de chichi. Les deux verres qui se remplissent. Nouvelle meurtrière qui se cale entre tes lèvres. Empoissant tes poumons. Ton corps. Ton âme. Petit à petit. Doucement. Lentement. Te consumant de l’intérieur. Invitation pour qu’il en prenne une. T’partages toi. T’es pas une radine. T’es généreuse. T’es curieuse de savoir ce qu’il l’amène ici. C’était pas prévu qu’il vienne. T’n’avais eu ni message. Ni appel. Surprise. Alors tu l’écoutes. Tu l’écoutes te dire qu’il avait fini tard ce soir. Qu’il se baladait et que comme par hasard il s’est retrouvé devant chez toi. Sourire amusée qui se dessine sur tes lèvres. Heureux ou malheureux hasard. T’sais pas. Une gorgée de ton alcool. Longue et brûlante dans ta gorge. Grimace qui s’impose. T’laisse échapper un p’tit rire. « non effectivement c’est pas le meilleur des plans ». Que tu bredouilles. Pour toi-même plus que pour lui. Nouveau sourire amusée en l’écoutant. Nouvelle bouffée de toxine. Nouveau feu dans ta gorge. « bravo vous avez fait votre bonne action du jour, vous avez gagné…euhh et bien le droit de rejouer … ». Non t’avais pas tellement envie de plaisanter là pour le coup. Soupire qui s’extirpe de tes lèvres. « non reste c’est bon, t’me déranges pas ! ». Sourire qui se dessine. Ta meurtrière que t’écrase de nouveau dans un cendrier. Achevée. L’abandonnant à son sort. Verre qui se termine et se remplit.

T’as beaucoup d’amis autour de toi. Beaucoup de gens qui peuvent t’entourer. Mais tellement peu sur qui t’peux réellement compter. Oui t’as un beau cercle d’amis. Mais au fond t’es toute seule. Ils sont là. Mais sont pas vraiment là. T’as tes précieux. Au fond derrière ta sociabilité. T’es qu’une âme solitaire. Depuis que ton grand frère t’a quitté. T’as plus vraiment été la même. Une part de toi qui s’arrache. Une part de toi qui est partit avec lui. Et toi qui aimerais oublier. Complètement oublier. T’y arrive pas. T’ne peux pas. Et comme pour te le rappeler sans cesse. Comme pour te torturer. T’partages tes nuits avec son meilleur ami. Celui dont la cicatrice te rappel sans cesse cette fameuse nuit. Cette atroce nuit. Ta tête qui se secoue. Ton verre d’alcool entre les mains. « contente de voir que t’as préféré la chaleur de mon foyer à la froideur du foyer de tes autres potes ». La rue. Les squattent. C’est par là-bas que tu l’avais connu. Quand t’suivais encore Liam. L’époque où t’te souciais pas vraiment de ce qui pourrait arriver. Où t’pensais que rien de tout cela pouvait arriver. Et puis c’est arrivé. Ton regard azur qui se pose sur lui. « t’es juste pas tombé sur le bon soir pour faire ta bonne action de la journée… j’suis d’une humeur…humm… assez mauvaise ! ». T’lance le truc. T’avertis. C’est pas le soir où il faut te chercher. C’est pas le soir où il faut te pousser. C’est typiquement les instants où t’peux facilement péter un câble. Sortir de tes gonds. Et Charlie avait régulièrement cet effet là sur toi. Et pourtant tu l’appréciais. T’remplis son verre de nouveau. T’remplis le tient de nouveau. Va falloir que t’arrêtes. Vraiment.
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MessageSujet: Re: the arena + (charlie&sarah)   Mar 13 Sep - 0:26

The arena

S'imposer. Pas de mot, pas de message, arriver, s'installer, parler. C'était ça, c'était toi. Jamais tu ne prévenais, jamais tu ne prévoyais, tu te laissais porter par le temps, par le vent, par tes envies parfois, par le hasard souvent. Il t'avait mené ici. Chez elle. Chez la fille aux ch'veux bizarre. Loin d'être ta meilleure amie, tu t'étonnais toi-même. Vous ne partagiez pas grand chose, quelques phrases qui se perdaient, quelques confidences lancés sur le tas, rien de bien passionnant, futilités sans grande importance. Douce liqueur qui réchauffe le coeur et le corps et apaise les maux, le temps qui filait, les minutes défilaient, t'observais, tu l'écoutais. Sa voix qui s'échappait d'entre ses lèvres et se perdait entre ces quatre murs. Tu la dérangeais pas. T'esquissais un rapide sourire. T'avais tendance à poser ton cul un peu partout, à t'immiscer dans de nombreuses existence, à y faire ton nid l'espace de quelques instants, quelques heures, t'avais tendance à t'incruster, à t'inviter. Quand c'était pas le moment. Tu t'éclipsais sans un mot de travers, tu quittais les lieux, tu te fondais dans la masse, rasais les murs, une nouvelle fois, encore une fois, avant de te poser autre part, avant de surprendre une autre âme, choix hasardeux. Une gorgée. Remarque. Ça pique. Ça sonnait comme un reproche. Tu fronçais les sourcil. Pas une parole. Tu tombais mal. Dommage pour elle. Douce liqueur qui se jette en cascade dans ton verre. Tu restais muet. Ta jeté ton bout de mort la tête la première contre le fond du cendrier attrapant ton verre de l'autre main. Cul sec. Grimace. « je vois. » Tes genoux qui se déplient, ton corps qui s'étirent, se met en mouvement. « Vu que c'est pas l'bon moment, j'vais pas rester hein » Les mains dans tes poches. Bâillement. « j'vais plutôt bouger quelque part où je risque pas d'avoir envie de me tirer une balle. » C'était rude. Tu mâchais pas tes mots, jamais, ça énervait, ça titillait et pourtant, tu pouvais pas t'en empêcher, c'était plus fort que toi. Cracher la vérité, cracher tes pensées. « j'vais rejoindre mes autres potes. » Reprendre ses propres mots. Le ton froid. C'était pas tes amis. Pas officiellement. Vous aviez tissé des liens, des liens faux, des liens par intérêt. Des éclats de rire venaient chatouiller les immeubles aux alentours, quelques mots échangés, pas de vie privée, jamais. Jungle dissimulée aux yeux de tous, tu connaissais les lois qui régnaient entre les murs crasseux, les trahisons qui fusaient, les coups de poignards qui volaient, dominer ou être dominé. T'avais assimilé ça. Il le fallait. Tes mains qui vérifiaient tes poches. Un dernier sourire. « merci pour les verres hein, c'tait sympa, à la prochaine. » Un signe de la main. T'allais la revoir. Peut-être pas. Tu ne savais pas, tu ne savais jamais à l'avance, tu ne te projetais pas dans le futur, t'aimais pas ça. T'avais préparé ton bout de mort entre tes doigts, te dirigeant d'un pas décidé vers l'unique issue qui t'appelait. Ne pas s'attarder, ne pas prendre racine, les rues te réclamaient.



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MessageSujet: Re: the arena + (charlie&sarah)   Mar 13 Sep - 10:00

the arena
Charlie & Sarah

Boire. Fumer. Fumer. Boire. Te tuer à p’tit feu. Doucement. Comme ton frère auparavant. Se tuant peu à peu. Tombant plus bas que terre. Tombant dans l’enfer des ténèbres où le billet retour était impossible. Pam. On te l’avait enlevé. Pour quelques drogues. Pour quelques billets. T’en sais rien en fait. Pourquoi. Comment. On t’a jamais vraiment expliqué. La seule pensée qu’il ne soit pas là était déjà bien assez douloureuse pour chercher trop à comprendre. Ta famille brisée. Ton p’tit frère qui déraille à son tour. Toi. Toi qui veux tellement vivre. Vivre pour deux. T’ne fait que te tuer aussi petit à petit. Lentement. Grillant tes poumons. Enivrant ton foi. Et ce soir était un de ces soirs. Où ton monde chavirait. Où les souvenirs étaient plus forts que ta volonté. Te perdant dans ces vices. Et puis Charlie qui arrive. Mauvais plan pour ce soir. Très mauvais plan pour ce soir. T’vous connais trop bien. Et t’te connais trop bien. T’es pas d’humeur à supporter ses piques. Mais t’es d’humeur pour en balancer. Sauf que cela ne marche pas que dans un sens avec vous. Alors t’lui dis que sa p’tit âme assise sur ton sol, ne te dérange pas. C’est vrai. Au fond t’as rien d’autre à faire. A part te noyer dans un verre d’alcool. Tu l’attendais pas. Et pourtant il était là. Il aurait pu aller n’importe où. Et non c’est chez toi que son âme à décider t’atterrir. Venir perturber ta soirée à déprimer. T’lui signale que t’es contente qu’il ait préféré la chaleur de ton foyer à toi, plutôt que la froideur de celle de « ses potes ». T’sais pas trop comment il doit prendre ce que t’viens de lui dire. Reproche ou pas. T’en sais rien. C’est sorti c’est tout. T’es gentille, t’le préviens que t’es de mauvaise humeur. Il sait à quoi s’attendre ainsi.

T’le regarde s’étirer. Il te dit que comme ce n’est pas le bon moment il va pas rester. Il est sérieux là. Sérieusement. Il va bouger quelque part où il risque pas d’avoir envie de se tirer une balle. Ok. Là. Il te cherche vraiment. Ta mâchoire qui se contracte doucement. T’sens vraiment que ça monte. Il te pique avec ses mots. T’bouges dans ton canapé. Tes sourcils qui se froncent. Agacée. Il va rejoindre ses autres potes qu’il te dit. Froideur de son ton. Tout commence à bouillir en toi. Silencieuse. T’attends. Pas longtemps. Il te remercie pour les verres. Et il commence à rejoindre la porte d’entrée. Unique sortit de ton p’tit chez toi. T’saute sur tes pieds. Tu t’interposes entre la porte et lui. Ton regard océan devenant doucement noir. Qui se pose sur lui. « oh non ! t’te barre pas comme ça ! ». Le ton de ta voix est sec. Mauvais. Fort.  « j’en ai rien à battre que t’es envie de te tirer une balle c’est ton problème pas le mien ! ». Ton regard toujours posé sur lui. Noir. Mauvais. « t’as décidé tout seul comme un grand de venir me voir, je t’ai pas forcé la main, t’assume maintenant ! ». Ton p’tit corps toujours interposé entre la porte et lui. T’es pas prête de lâcher la porte. Peut-être qu’au fond. Tes émotions contradictoires. Te pousse, à ne pas vouloir rester seule. Même si tu t’engueules avec lui. Même si les mots fusent. Même s’il t’énerve plus que tout. Il est une présence dans ton univers. Et t’as peut être besoin de cela ce soir finalement. Une présence. Quelqu’un sur qui cracher ta colère. Pas seulement de ce soir. Pas seulement de ce qu’il peut te dire lui. Ta colère accumulée depuis deux ans. Que t’dissimule derrière des sourires et rires. « alors t’vas être mignon, t’vas retourner t’assoir là-bas gentiment ! ». T’pointe du doigt ton p’tit salon. Le son de ta voix est toujours froid et fort.
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MessageSujet: Re: the arena + (charlie&sarah)   Mar 13 Sep - 15:20

The arena

Tu préférais t'éclipser. Tu préférais déguerpir de son foyer. Il t'arrivait de t'asseoir et d'écouter. Il t'arrivait de consoler, de réprimander, mais pas ce soir non, pas avec elle. Tu n'avais pas l'habitude. Tu n'avais pas envie. C'était pas ta meilleure ennemie. C'était une autre amie. Ton verre de liqueur qui te réchauffait l'estomac, ta cigarette qui dansait entre tes doigts, elle n'attendait que cette flamme pour l'allumer et tes lèvres pour la butiner. T'allais reprendre ta longue marche. Le hasard t'avait mené ici pour t'en faire repartir. Il était étrange parfois. Il te guidait. Tourner, tourner, tourner jusqu'à se poser, s'envoler, aller autre part, arpenter les rues, s'arrêter. Où est-ce que t'allais poser ton cul cette fois-ci ? Interrogation qui t'avait vaguement traversée l'esprit, tu te laisserais porter, tout simplement. Immobile. Sa silhouette qui s'était glissé derrière toi pour se planter devant ta petite personne. Longue soirée en perspective. Elle voulait pas que tu t'éclipse, que tu disparaisse, non, t'avais pas l'droit. Son regard noir qui se plantait dans tes yeux azur, son ton sec, rude, elle déconnait pas. T'avais esquissé un sourire. Electron libre, oiseau nocturne, rien ne pouvait te retenir. T'étais arrivé seul. T'aurais pu tracer ton chemin, continuer de raser les murs crasseux à la recherche d'un nid où te poser pour la soirée, pour la nuit, pour quelques heures et pourtant, t'étais là, dressé sur tes deux jambes au milieu de son salon. Pris au piège. T'étais pas le plus exécrable, t'étais pas le plus horrible des hommes, t'étais pas un être dépourvu de sentiments mais cette nuit, tu ne voulais pas devenir une épaule sur laquelle on pleure, les bras dans lesquels l'on se réfugié quand rien de va, l'oreille à laquelle on se confie, non, tu préférais t'envoler vers d'autres horizons, revenir peut-être plus tard, peut-être jamais, ne pas rester. Son bras qui se tend. Son doigt qui pointe en direction du salon. T'avais pouffé de rire. « t'as raison ouais, j'aurais pas dû venir, j'aurais dû tracer mon chemin. » Rude. « et j'vais pas rester là pour ton bon plaisir à t'entendre pleurer sur ton sort ou j'sais pas quoi. » C'était clair. C'était net. « on partage rien, on s'connait ça s'arrête là. » Des propos difficiles. Des propos jetés à la figure. Tu n'avais pas pris de pincettes, t'en prenais jamais, on l'acceptait, non, on le tolérait, des insultes qui volaient parfois, un peu d'incompréhension, beaucoup de frustration, souvent on te reprochait ta grande gueule, tes mots durs, tes mots blessants. « alors si tu veux pleurer un bon coup, manger du chocolat et te confier, fais ça avec un pote, appelle quelqu'un j'en sais rien mais essayer avec moi ça servira à rien. » Les autres oui. La fille aux ch'veux bizarres, non. Pas de lien forts, pas de lien solides, pas de lien intime, une amitié faite sur le tas, amitié tendue, amitié explosive. Tu l'avais doucement dégagé de la porte de ton bras, attrapant la poignée. L'extérieur qui te réclamait, liberté rendue.



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MessageSujet: Re: the arena + (charlie&sarah)   Mar 13 Sep - 19:07

the arena
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Il voulait partir. Toi t’ne voulais pas qu’il parte. T’étais là plantée devant lui. Bien décidé à le faire rester. T’sentais que tu t’énervais. Tu t’énervais. Ton regard sombre. Tes mots qui fusent. C’était lui qui avait décidé de s’arrêter chez toi. T’lui avais rien demandé. Et maintenant il voulait partir cinq minutes après comme un voleur. T’appréciais guère. En fait peut être que tout simplement au fond t’ne voulais pas être seule. T’voulais une âme à tes côtés. Qu’importe. Mais ne pas t’sentir seule. Ne pas être seule. Même si tu t’engueulais avec lui. Il était là. T’avais la présence à côté de toi. Parce qu’au fond t’as pleins d’amis. T’as pleins de monde. Mais dans ton cœur t’es seule. Toute seule. T’lui demande alors de rester. Enfin t’lui demande. Tu l’imposes. Il avait décidé de venir il assumait jusqu’au bout. Ton sec. Mauvaise. T’rigolais pas. Il pouffe de rire devant ton doigt pointant le salon. T’avais envie qu’il s’étouffe là maintenant avec son rire. Mais faut pas qu’il meurt hein. T’as envie de devenir cacher sa carcasse. Tant pis. Il avait fait le mauvais choix pour ce soir. Il le sera pour la prochaine fois. T’accuse ce qu’il te dit. T’prends. Il rigole là ? Pleurer sur ton sort. Comme si t’allais te mettre à pleurer dans ces bras. Il se prend pour qui. Ton regard qui s’assombrit un peu plus à chaque mot qu’il prononce. Ta colère qui grimpe encore et encore. T’déteste ce qu’il est en train de te dire. Il est dur. Il est mauvais dans ses mots. T’les reçois de pleins fouets. Blessant presque. Ce n’est certainement avec lui que t’iras pleurer. Si t’dois pleurer, t’iras voir ton frère. Quelques amis précieux. Mais certainement pas lui. Ce soir t’as pas envie de pleurer sur une épaule. Il a rien compris. T’en as marre de te morfondre dans les bras des gens. Tu l’as bien trop fait pendant ses derniers mois. T’as juste envie d’une présence. T’cherche tes mots. T’cherche ce que t’as envie de réellement lui balancer à la tronche.

Mais son bras te pousse légèrement. T’te pousse. T’recule de quelques pas. Sa main sur la poignée de la porte. T’lui saute sur le dos. Tes bras autour de son cou. Oui. T’es folle. Complètement folle. T’dois avoir un vrai grain là-dedans. « comme si j’allais te confier tous mes états d’âmes…t’es qu’un sombre idiot ….t’as vraiment cru que j’allais pleurer sur ton épaule…que c’est ce que j’voulais … ». T’ris doucement. « j’te croyais plus intelligent que ça ! comme tu l’as si bien dit on se connaît c’est tout ! ». Et t’es pas du genre à te confier à n’importe qui. A faire ta malheureuse devant lui. T’en ris. Toujours accroché à son cou. « t’es vraiment qu’un p’tit con irrespectueux…je t’offre à boire, propose de rester ici…et toi, toi t’veux te barrer normal et en plus t’insinue que j’suis une de ses filles qui se plaît à pleurer ses malheurs quand elle est de mauvaise humeur ! ». T’le lâche pas. Non t’es pas une de ses filles qui se plaît à éparpiller leur misère à chaque fois sur le tapis. C’est pas parce que t’es de mauvais poils. Que t’as forcément envie d’étaler ta souffrance. Tes pensées ainsi. « la prochaine fois t’réfléchiras à deux fois, t’fera marcher ton p’tit cerveau grillé avant de prendre la décision de toquer à ma porte ! ». Sec. Toujours. Mauvaise. T’enchaînes les mots. Tu t’en fiches. T’contrôle plus ce qui sort de ta bouche. Tes paroles plus rapides que tes pensées. T’en as rien à faire. T’vas peut être l’énerver encore. T’vas peut être le faire pouffer de rire encore. Qu’importe tu craches ce qui te viens.
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C'est vide là. Dans toutes les pièces là. Dans tous les cœurs là. C'est plus la même là. C'est vide là. Où y avait les rires là. Où y avait la fête là. Et ça fait mal là. Alors on danse encore. Sur les mêmes musiques, les mêmes pas. On s'embrasse on s'embrasse encore plus fort. Comme si c'était là la dernière fois. Aussi loin que tu pars...Ton sourire en écho. Ton sourire en écho. Reste là sur ma peau

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MessageSujet: Re: the arena + (charlie&sarah)   Mar 13 Sep - 23:21

The arena

Un battement d'aile. Un seul. T'allais t'envoler vers d'autres horizon, terminer ta nuit dans un autre foyer, dans une rue, avec quelques amis ou seul. Tu t'en fichais pas mal. Tous les plans te convenaient. Tout. Tout sauf elle, tout sauf sa mauvaise humeur, sa tristesse et son désespoir qui pouvaient t'affecter, qui pouvaient plomber l'ambiance et rendre cette soirée invivable. Le hasard t'avait amené ici. Il te hurlait de partir, déguerpir le plus vite possible, ta survie en dépendait. La poignée que tu serrais entre tes mains. Quelques secondes. Quelques secondes et tes pieds fouleraient le sol crasseux et encore imprégné de cette chaleur d'été. Quelques secondes et toi, oiseau noctambule, t'allais pouvoir déployer tes ailes, t'allais pouvoir raser les murs, t'allais pouvoir te laisser porter par le vent, porté par le temps. Nouvel arrêt. On s'accroche à toi. Elle s'accroche à toi. Contact imprévu. Contact brusque. T'avais pas bougé. Tu gardais ton sang froid, t'essayais, tu tentais tandis que ses mots, ses paroles se heurtèrent à ta petite personne. Tu t'en fichais. Elle pouvait pleurer, elle pouvait te hurler dessus, te supplier, t'implorer, tu n'allais pas prendre racine, tu ne voulais pas. La fille au ch'veux bizarres ne se confierait visiblement pas. Tant mieux. Elle te croyait plus intelligent. C'était réciproque. Elle était assez idiote, assez naïve pour essayer de te retenir, pour te couper les ailes, pour empêcher ton envol. Son rire qui agace, son rire qui te tape sur les nerfs, son rire. Et à nouveau, ses paroles, sa voix qui résonne dans tes oreilles. Trop. Tu lui avais attrapé les bras avant de te dégager de son étreinte. Perfide, sournoise, tu t'étais rapidement retourné vers elle, l'oeil noir. Tu la détestais à cet instant. Grave erreur d'avoir foulé le sol de son appartement. Ton bout de mort qui s'échappe d'entre tes doigts pour venir se cogner à elle. « tiens, ta clope, tu veux que je gerbe sur ton sol pour te rendre ton alcool p'tètre ? » T'avais rapidement ouvert la porte. « j'en ai rien à foutre de ce qu'il t'arrive, j'en ai rien à foutre de ce que tu veux, j'suis venu ici pour passer l'temps, déconner, j'sais pas.» T'avais pouffé de rire. Un rire nerveux. Un rire agacé. « j'suis p'tètre con mais j'suis pas là à me morfondre sur ma triste vie alors que j'pense avoir assez vécu de merdes pour pouvoir le faire. » Pas de pause. Pas de silence. T'enchaînais. « j'vais aller m'griller un peu plus le crâne avec mes autres potes et passer une bonne soirée pendant qu'toi tu vas te retrouver avec ta solitude à broyer du noir alors ouais, j'suis p'tètre un idiot mais en attendant, c'pas moi qui est en train de me pourrir la vie. » Rude. Une nouvelle fois. Haine naissante au creux de ton ventre. T'sais pas trop si tu le pensais vraiment, si c'était la colère, l'agacement, si ces mots durs, froids, terribles que tu vomissais reflétais réellement ton opinion sur la fille au ch'veux bizarre. « la prochaine fois qu'on s'croise dans la rue, dans un bar, dans un magasin, pas la peine de v'nir me voir ou d'me faire le moindre signe, tu pourra aller te faire foutre. » Un doigt d'honneur. Tu t'étais rapidement retourné, referment la porte derrière toi dans un claquement sourd. Soirée gâchée.



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MessageSujet: Re: the arena + (charlie&sarah)   Mer 14 Sep - 10:43

the arena
Charlie & Sarah

T’le savais. Tu l’avais dit. Explosion. Boum. Il n’avait pas fallu beaucoup de temps. Quelques mots. De la mauvaise humeur. Il avait envie de partir. Récupérer sa liberté loin de toi. De toi et ta mauvaise humeur. Mais toi. Toi. T’ne voulais pas être seule. Il avait franchis le pas de ta porte. Ce n’était pas pour disparaître cinq minutes plus tard. Il était entré de son plein gré. T’ne l’avais pas forcé à venir te tenir compagnie. Les mots qui fusent. Le ton mauvais et sec de chacun. T’pète un câble. Il veut partir. Tu l’en empêche. Tes bras qui entourent son cou. Ton corps contre son dos. T’crache ton venin. T’crache tes mots. T’réfléchis pas à ce que t’dis. T’laisses ta colère parler. Dans une heure. Demain. Dans trente secondes. Tu les regretteras peut être. Certainement. T’les pensaient pas vraiment. Ce n’est que ta colère qui a parlé. Rien d’autre. Mais sur le coup, t’as juste eu envie de lui cracher tout ton venin dans les oreilles. T’as parlé avant de réfléchir de l’impact de tes mots. Il attrape tes bras. Se dégageant de ton étreinte. Tes pieds retouchant le sol. Son regard noir sur toi. Ok. Là tu l’avais vraiment énervé. T’es peut être. Surement. Allée trop loin. Piqué trop fort. T’commence à regretter. Mais c’était dit. Trop tard. T’te reçois sa cigarette. Agression. T’le foudroie du regard. Il était vraiment con là. T’encaisse ce qu’il est en train de te dire. T’envoyer à la gueule. Son rire encore. Son rire que tu détestes en cet instant. Une nouvelle fois t’aimerais qu’il s’étouffe avec. Mais t’essaye de pas le penser trop fort. Il enchaînait. T’avais pas le temps d’en placer une. T’le savais ça. T’savais que d’autre avait vécu bien pire que toi. Et vivrais bien pire que toi. T’es pas née de la dernière pluie. T’es pas née hier. T’as le droit d’en souffrir quand même. T’encaisse une nouvelle fois. Peut-être était ce ton sort de finir seule. Crever avec ta solitude.

Et puis sa dernière phrase. Qui t’achève juste sur place. Preuve que t’étais allée trop loin. T’as droit à un beau doigt d’honneur. La porte qui se referme avec fracas. Il te déteste. Là t’en es certaine. T’tourne encore ses mots dans ta tête. Quelques secondes. Juste quelques secondes. T’as envie de pleurer. Pleurer de colère. Mais t’te retiens. T’te retiens. Ton cri de colère qui résonne. Fallait que cela sorte. Ta main sur la poignée. Ta porte qui s’ouvre. Tes pas qui suivent sa trace. Pas compliqué y’a qu’un moyen de sortir d’ici. T’vois sa silhouette. « CHARLIEE ! ». Son nom qui ricoche. Fort. Dur. « t’as pas le droit de me balancer des trucs comme ça et te barrer ainsi ! ». Le ton de ta voix est toujours piquant. Mauvais. « t’sais très bien ce qui s’est passé ! t’sais très bien pourquoi j’suis comme ça parfois ! ». Oui il le savait Charlie. Il le savait très bien. « j’sais que t’as vécu pire, que t’as vu pire… j’me morfond pas sur ma tristesse, j’vis avec ! ». Vivre avec. Simplement. Garder en façade le sourire et les rires. Et être un trou noir au fin fond. « j’me pourris peut être la vie mais toi non peut être ? toi non, t’es pas en train de te détruire petit à petit ! c’est pareil Charlie ! ». Tu plantes ton regard océan noirci par la colère sur lui. « t’es une âme solitaire qui vagabonde sans réel but dans la vie, t’as pas d’attache, t’as des potes qui sont pas vraiment tes potes ! t’crois que c’est mieux ? moi au moins j’vis ! j’ai du monde autour de moi, j’ai des attaches, des gens sur qui j’peux compter ! ». T’balance. Encore une fois peut être que t’regretteras ses mots dans quelques temps. Qu’importe. C’est dit. « alors ok, t’veux que j’ailles me faire foutre ok ! t’sais pas ce que t’perds ! c’est peut-être pas le meilleur soir ! mais t’es vraiment con de vouloir cela ! ». T’as envie de pleurer. Ta colère qui parle. Pas ta tristesse ou toi-même. Juste la colère qui traîne dans ton âme. Mais t’te retiens.  
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MessageSujet: Re: the arena + (charlie&sarah)   Jeu 15 Sep - 0:14

The arena

Cracher. Pester. Détester. Claquement de porte violent. C'était terminé. Tout était terminé. Le coup de la colère peut-être, la vérité sûrement, pour ce soir, pour cette nuit, au moins. Sa voix qui venait se heurter à ton esprit, quelques mots crus, quelques mots forts, envie de s'envoler, elle t'avait couper les ailes. Les rues ne te tentaient plus. Le voile noir parsemé de quelques perles scintillante ne t'attirait plus. Ton foyer t'appelait. Ton lit te réclamait. Elle avait gagné au fond. Elle avait gagné et tu le savais, frustration, haine, tes poings qui voulaient se cogner contre le premier visage qui ferait surface, ta mâchoire qui se contractait, ton sang bouillant. Ton prénom qui sonne et résonne entre les murs de l'immeuble. Tu ne t'es pas retourné, pas de suite non, tu ne voulais pas, tu ne pouvais pas lui faire ce plaisir, être le chien qui réagit à son nom, être le chien qui réagit à son maître. Elle n'était rien. Elle n'était plus rien. Tu laissais ses phrases glisser à tes oreilles, tu laissais sa voix parcourir les quelques mètres avant de se jeter contre toi, tu la laissais cracher son venin. Tes épaules qui basculent, ton visage qui lui fait face, elle t'avait touché. Ses paroles bien visées, balles de plomb qui t'avaient déchiré la poitrine, déchiré l'esprit, bête noire, bête sauvage qui s'était planté devant elle. Pas un mot. Muet. Pas maintenant, c'était pas l'moment. T'attendait une faille, elle allait s'épuiser, elle allait faiblir, t'allais frapper fort, bien plus fort qu'elle n'avait pu le faire. Emporté par cette colère, cette haine qui quittait lentement le creux de ton ventre pour se diffuser dans tes veines, t'attrapait à la gorge, voile opaque qui t'empêchait d'y voir clair. « j'ai l'droit de te balancer c'que j'veux, la mort de ton frère ça excuse pas tout, j'vais pas te prendre avec des pincettes, j'vais pas me r'trouver à côté d'toi pendant que tu te détruis sous mes yeux ! » Le ton sévère. Sang-chaud. Propos ambigus. Est-ce que tu tenais à elle ? Est-ce qu'au fond, tu voulais la voir se relever, tu voulais la voir sourire, tu voulais la voir vivre, t'savais pas trop, c'était un peu étrange, un peu bizarre, sentiments partagés. Cette nuit. Elle n'était rien. Quelques pas menaçant, quelques pas dangereux, ta voix qui gronde, ta voix qui résonne. « Non, non t'sais rien alors arrête, arrête d'ouvrir ta gueule et d'essayer d'faire comme si tu m'connaissais, parce que c'est pas l'cas Sarah ! » Rude. Cru. « c'est clair que t'es mieux qu'moi hein, t'es l'modèle parfait, la petite fille forte qui survit comme elle peu hein, c'est vrai qu'à côté je suis rien, RIEN. » Fond de vérité sûrement. Jamais tu ne t'étais confié sur ton estime de toi-même. Comment est-ce que tu voyais ton existence, comment est-ce que tu voyais ton parcours, comment est-ce que tu te voyais, Charlie ? « vas-y, vas-y cours, cours appeler tes potes si t'en as autant, saute sur ton téléphone et cris à l'aide si t'as tellement d'monde autour d'toi et laisse moi, oublie moi Sarah, oublie moi si j'suis aussi idiot, parce que ouais, ouais t'as raison j'suis une âme vagabonde, alors barre toi, barre toi j'tai dit, rentre chez toi et fous moi la paix, t'es rien à mes yeux, rien t'entends ?! » Elle était quelque chose. Elle représentait quelque chose. Tu n'voulais pas l'accepter, tu n'voulais pas le voir. Noyé, noyé par la colère, par la haine, par tout, craquer. Dernier regard noir. Tu lui avais tourné le dos, dévalant rapidement les escaliers. L'air frais qui te fouettait les joues, s’immisçait dans tes poumons, un bout de mort à tes lèvres, un rouleau pour apaiser les maux de mots bien trop violents.



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MessageSujet: Re: the arena + (charlie&sarah)   Jeu 15 Sep - 1:07

the arena
Charlie & Sarah

Il s’échappe de ton p’tit appartement. T’avais pas réussi à le retenir. Mais t’peux pas le laisser filer juste comme ça. T’peux pas. Vous n’aviez pas fini. Non. Vous n’aviez pas fini tous les deux. T’suis ses pas dans ton immeuble. Son nom qui finit par ricochet sur les murs qui vous entourent. Il se retourne pas de suite. Tu t’en fiche. T’lui crache ton venin dessus. T’lui jette tout ce que t’as sur le cœur. Tout ce que la colère te dicte. Tout ce que ta haine veut te faire dire. Des mots. Que tu regretteras peut être demain. Dans quelques heures. Mais ils sortent et ils font mal. Tu t’en fichais pas mal de ce qu’il pouvait en penser. En fait non. Tu t’en fichais pas. Son visage qui te fait enfin face. Mieux qu’un dos. Tes paroles qui le percutent. T’contrôle plus ce qui sort de ta bouche. Tes paroles plus vite que tes pensées. Tes mots. Blessant. T’réalisais pas. Triste vérité qui s’imposait sur l’instant. T’te retenais pas. T’mâchais pas tes mots. Dure. Sec. Mauvais. T’en finis. A ton tour. Ses mots qui te cognent. L’évocation de la mort de ton frère. Qui te serre le cœur un peu plus. T’arrivais pas à te faire cette pensée. A cette réalité. Dur. Froncement de sourcils. Est-ce qu’au fond il tenait à toi. Il ne voulait pas te voir, te détruire sous ses yeux. S’il te détestait autant qu’il pouvait te le montrer en ce moment même. Il n’aurait pas dit cela. Il n’aurait pas dit ces mots. Ton regard sur lui. Tes perles salées que t’retiens bien profondément. Elles ne doivent pas se montrer. Elles ne doivent pas passer.  Quelques pas vers toi. Sa voix qui résonne dans l’immeuble. Il est dur. Vraiment dur. T’reçois encore une fois. T’accuse. Ses mots. Rude. Il fait tellement fausse route. Il se perd. T’te crois pas mieux que lui. Ni mieux que quiconque. Bien au contraire. Les derniers mots qui prononcent. Te fends littéralement le cœur. Non. Non il se trompe. Il n’est pas rien. Il n’a pas le droit de penser cela. Il ne devrait pas penser cela.

Tu restes statique. Immobile. Devant les mots qui cognent tes tympans. Alors c’est vraiment cela qu’il pense de toi. Tu n’es rien à ses yeux. Tu n’es absolument rien pour lui. Il veut que t’retournes chez toi. Que t’le laisses à sa vie de vagabond. Mais toi. Toi t’peux pas faire cela. T’peux pas. Regard noir sur toi. Alors que t’encaisse encore ce qu’il vient de te cracher à la figure. Son venin qui tourne et tourne dans ta tête. Il te tourne le dos. T’le perds une fois de plus. Une fois encore. T’prends quelques secondes. Quelques secondes, pour contrôler tes tremblements. Effacer les larmes qui s’étaient doucement posées sur tes joues. T’dévale à ton tour les escaliers. La porte d’en bas que t’ouvre. L’air frais qui caresse ton visage. Emmêlant tes cheveux aux couleurs bizarres. Tu fais face à son dos. Ta voix toujours dure. Mais un peu plus tremblant qu’il n’y a quelques minutes. « t’es pas rien Charlie… non t’es pas rien à côté de moi… à côté de n’importe qui d’autre ! j’suis pas un modèle parfait, j’suis tellement loin de la perfection ! t’es pas rien, t’ne seras jamais rien !! ».. Tu préfères presque parler à son dos. Que lui parler en face à face. Ta voix qui résonne dans la rue. La nuit tombée. « j’veux pas de mes potes ce soir, j’veux pas les appeler eux… et j’ai beau te détester…te détester pour tout ce que t’as pu dire, je m’obstine à vouloir que t’reste, parce que j’ne veux pas de mes potes ! j’veux ta compagnie à toi Charlie ! ».. Tu cries presque. Emporté par les émotions. Emporté par la colère qui régit ton corps. « ce n’est peut-être pas l’impression que je t’ai donné ce soir, mais je t’apprécie, et si t’es trop stupide pour ne pas le voir alors trace ta route et j’repartirais chez moi …t’auras gagné, on se reverra plus ! ».. T’laisses le silence prendre place un instant. Tes mains qui viennent essuyer les perles salées qui avaient malgré tout fait leur route. T’es contente qu’il ne puisse pas les voir. « t’as juste à me répéter que j’suis rien à tes yeux et que t’veux que j’te lâche… j’le ferais…je te tournerais le dos, comme tu le fais si bien ! ». Il n’a que ces quelques mots à dire et t’lâche l’affaire. Qu’est-ce que tu peux y faire au fond ? Plus rien. Il a votre sort entre ses mains. Dans ces mots.
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MessageSujet: Re: the arena + (charlie&sarah)   Jeu 15 Sep - 14:15

The arena

Hasard. Sournois, fougueux. Il t'avait amené ici, il t'avait amené dans son foyer sans raison particulière, sans but précis. Peut-être qu'il te voulait à ses côtés. Peut-être qu'il te voulait près d'elle. Peut-être qu'il voulait beaucoup de choses. T'avais pris ton envol. Quelques phrases lancées sur le tas. Balles de plomb qui déchiraient les âmes, qui déchiraient les liens, tu n'avais plus rien à voir avec la fille au ch'veux bizarre, tu n'voulais plus de sa présence, de sa voix, tu n'voulais plus d'elle. C'était rude, c'était vrai. Pour ce soir du moins. Tu ne savais pas ce qu'il adviendrait de vous deux une fois le soleil tiré de son profond sommeil, une fois que quelques rayons se poseraient sur la ville pour réchauffer les coeurs et les corps, une fois qu'un nouveau jour se lèverait. T'avais craché ton venin sur elle, t'avais pesté, t'avais déversé toute ta colère, toute ta frustration sur esprit troublé, son esprit brisé, détruire son monde, détruire son univers, la détruire. Quelques escaliers dévalés, l'air frais, le calme. Ton bout de mort entre tes lèvres qui se consumait, ton coeur battant, partir, fuir, déguerpir d'ici. Un cri qui te serrait la gorge, t'empêchait de respirer, tu voulais hurler, t'arracher les cordes vocal, silence total. Pas de son. Pas de mot. Le vrombissement d'une voiture au loin, un chien aboyant et sa voix, sa voix qui s'était à nouveau perdu à tes oreilles. Tu ne t'étais pas retourné. Pas de suite. Elle parlait à un mur, à un rempart dépourvu de tout sentiment à son égard, elle se heurtait à toi, s'acharnait, se détruisait. Elle te voulait toi. Pas les autres. Tu représentais peut-être quelque chose à ses yeux, t'étais peut-être pas une âme hasardeuse qui avait croisé sa route, ses paroles qui se mélangeaient, ses émotions qui se mêlaient à ses phrases et toi, impassible. Ultimatum. Partir ou rester. Ton estomac qui se serrait. Choix difficile, choix périlleux, ton esprit qui se tournait et se retournait sans trouver d'échappatoire, sans trouver de solution, silence. Dernière bouffée de ce rouleau nocif, ce rouleau mortel, tu l'avais jeté à tes pieds, vulgaire produit de consommation inanimé, sans vie, tu l'avais écrasé de ta semelle. Fumée qui flottait et se perdait, t'aurais, toi aussi, aimé pouvoir disparaître, t’éclipser. Long soupire. Tu lui avais fait face, les traits de son visage souillé de quelques larmes qu'elle tentait de cacher, ses joues rouges, ses yeux brillant, scintillant, t'avais rien dit. Tu t'étais approché d'elle, quelques pas en sa direction. Silence. Tu n'pouvais le faire, tu n'pouvais contrer le hasard, tu n'pouvais prendre la mauvaise décision, tu n'pouvais faire le mauvais choix. Tes yeux qui filèrent sur la porte d'entrée. Quelques pas de côté, tu l'avais évité avant de tracer ta route. T'avais simplement contourné son petit corps frêle, tu l'avais planté là, sans un mot, sans une parole, tu l'avais simplement abandonné à son sort, à ses émotions, à tout tandis que toi, tu te perdais dans la nuit, tu déambulais dans les rues, tu retournais chez toi. Elle était rien, pour toi, elle était rien, Charlie. Pourquoi tu n'avais pu lui donner satisfaction, pourquoi est-ce que tu ne lui avais pas jeté ce mot à la gueule, pourquoi est-ce que t'as été incapable de lui révéler le fond de tes pensées si elle n'était réellement rien à tes yeux.



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MessageSujet: Re: the arena + (charlie&sarah)   Jeu 15 Sep - 17:22

the arena
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Il avait débarqué chez toi. Sans que tu t’y attends. Et vous vous étiez perdu au fur et à mesure. Dans votre colère. Dans vos mots dur et froid. Des vérités qui valsaient dans vos oreilles. Sans les assumer. Vrai partie de ping pong. A vous renvoyer la balle sans cesse. Comme une partie sans fin. Les minutes qui défilent. Vos mots de plus en plus durs. De plus en plus vrai. Histoire sans fin qui se répète. Douleur dans le cœur. Colère dans tout le corps. C’est elle. Elle qui rugit. Elle qui vocifère les insultes. Les vérités. Sans pitié. Elle plante couteau dans le cœur. T’avais reçu tout le venin que Charlie t’avais craché dessus. Il avait reçu aussi ton venin. Il y allait bien avoir une fin. Une fin à cette bataille. Il t’échappe encore une fois. D’abord quittant ton appartement. Ensuite quittant ton hall d’entrée. Vous avez dû réveiller des voisins avec vos voix forte. Qui porte. Mais t’n’en avais que faire. Le monde dormait et vous. Vous vous hurliez dessus. Des propos que t’regretterais surement. Des émotions que tu réaliseras ne pas avoir eu sa place. Et pourtant sortit de bouche. Ressentit dans tout ton être. Il t’échappe. Ton cri qui s’échappe. Doucement. Colère. T’le suis une nouvelle dehors. La fraîcheur de la nuit, sur ton visage. Tes cheveux s’emmêlant au vent. Il t’apparut en face. Parfait. Il n’avait pas encore disparu. Disparu pour toujours. Non pas encore. Alors t’lui dis. T’lui dis ce que t’as encore sur le corps. Il n’est pas rien. Et il n’est pas rien pour toi. T’ne voulais pas de tes autres amis ce soir. T’le voulais lui. Il avait atterris chez toi. Hasard. Hasard qui te prouvais que c’était lui dont t’avais besoin ce soir et pas d’un autre. T’croyais au hasard. Rien n’arrive par hasard. T’lui dis que tu l’apprécie. Tellement stupide qu’il le voit pas. Ou qu’il ne veut pas le voir. T’en sais rien. Alors s’il souhaite vraiment ne plus te revoir après tout cela. Alors il n’a qu’à le dire. Répéter que t’es rien à ses yeux. Qu’il en a que faire de toi. Il n’a que quelques mots à prononcer. Pas compliqué. Et t’disparaîtra de sa vue. T’abandonne. Tes perles salées que t’efface. T’as pas envie qu’ils les voient. T’attends une réaction. Une simple réaction. T’attends une bonne décision de sa part.

Il écrase sa cigarette au sol. T’en aurais bien besoin d’une. Mais pour l’instant t’as bien d’autre chose en tête. Il se retourne enfin vers toi. T’attends quelque chose de sa part. Qu’importe sa décision. T’attends quelques mots. T’attends un quelque chose. Encaisser le fait que tu n’es rien à ses yeux. Encaissé le fait qu’il ne deviendra plus qu’un inconnu dans ta vie. Ton existence. Ou alors surprise par le fait qu’il t’apprécie en retour. T’doute de cette dernière. Mais t’espère au fond. T’espère qu’il prendra la meilleure des décisions. T’y crois un instant. Quelques secondes. Quelques pas en ta direction. T’essaye de cacher les quelques larmes qui avaient coulées. T’crois qu’il va venir. Qu’il va te dire que vous remontiez dans l’appartement. Tous les deux. Naïve. Il était silencieux. Bien trop silencieux. T’aimais pas ça. Le silence qui avait remplacé vos cris. Quelques pas de côtés. Et il te file entre les doigts. Sans un mot. Il t’a juste lâchement abandonné en bas de ton immeuble. Il n’avait pas le droit de te faire ça. Il n’avait pas le droit de t’abandonner de cette façon. « charlie ». Son prénom qui résonne dans la rue. Alors qu’il ne devient qu’une ombre à tes yeux. Alors t’lui hurle. « je te déteste ». Qui ricoche dans le vent. Qui s’échappe dans la nuit. T’ne sais pas s’il t’entendra. T’ne sais pas s’il recevra tes mots. Qu’il parle t’accepte. T’peux plus le retenir. Mais qu’il parte sans un mot de plus. Ça. T’accepte pas. Tes fesses qui se posent sur la dernière marche de l’escalier juste derrière pas. Ton regard océan qui se pointe dans le ciel. T’te sens juste abandonnée. Abandonnée et terriblement seule. Alors t’reste là. Sur ses marches. Devant cette porte d’entrée. Solitude qui se glisse en toi. Revers de main sur tes joues. T’le déteste.
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