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 Cesser de rire, je suis né donc j'essais d'vivre ft. Sarah Matthews

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MessageSujet: Cesser de rire, je suis né donc j'essais d'vivre ft. Sarah Matthews   Lun 12 Sep - 12:43

FERME LES YEUX
C’est un dimanche matin assez inhabituel. J’arrive sur les hauteurs d’Édimbourg devant notre maison familiale. C’est ici que j’ai passé mon enfance accompagné de mes parents et de ma sœur Sarah et mon frère Liam. Des souvenirs plein la tête aujourd’hui la situation est très différente. Je ne m’entends plus avec mes parents qui me rejettent la faute de ne pas être un enfant-modèle. Celui qu’il rêvait d’avoir, travaillant dur à l’école pour trouver un emploi avec un salaire confortable. Non à la place je me contente d’essayer de vivre de ma passion : le rap. Mais ça ils ne le comprennent pas alors on se voit de moins en moins et on se contente des repas de famille à Noël. En cette fin de matinée je sais qu’en bon chrétien mais parents sont à la messe et que personne n’est à la maison. De quoi en profiter pour récupérer des affaires sans avoir à me justifier une énième fois devant mes parents et une engueulade de plus d’éviter. J’entre dans la demeure assez facilement car je connais tous les recoins par cœur. Rien n’a changé si ce n’est les cadres photos qui figent le sourire de mon frère décédé deux ans auparavant.

Je ne me laisse pas aller à la mélancolie et je monte l’escalier en vitesse avec mon sac de voyage à mes côtés pour arriver très vite dans ma chambre. Je reconnais là que rien n’a été touché ce qui me soulage et le bordel qui me correspond est toujours présent. Je choppe dans ma commode des vêtements en poignée que je jette dans mon sac. Je me couche sous le lit attrapant une boîte de chaussure remplies de feuille volante. Je l’examine quelques secondes décrochant un sourire en coin avant de la garder dans mes bras et de prendre mon sac en bandoulière et sortir de cette chambre sans un regard. Je passe devant celle de Sarah puis celle de Liam. La porte est fermée, je m’arrête un instant devant posant ma main dessus, je baisse la tête luttant pour ne pas me laisser immerger par les ressentis. Mais trop tard ma main vient se coller à la poignée et je l’entrouvre. Ce que j’y vois m’en fait tomber les bras et mes affaires par la même occasion.

La chambre de mon frère n’est plus là, le seul mobilier qui reste est son lit. La pièce plongée dans le noir j'allume les lumière parcourant sa chambre donnant un aspect encore plus sinistre à la situation. Toute la pièce est remplie de carton portant ses affaires. Un accès de colère vient rompre les battements lents de mon cœur. Plus j’entrouvre la porte plus elle augmente. Mes parents ont donc fait leur deuil et les affaires de mon frère vont bientôt disparaitre et tout ça sans même m’en parler. Je ne sais pas si ma sœur est au courant mais je suis sûr que cette idée ne va pas lui plaire non plus. Je prends les cartons un par un les vidant sur le lit, triant ses affaires. Entre vêtements, photos, bibelots en tous genres. Le lit en est rempli, je n’arrive pas à imaginer que mes parents ont osé faire ça. Je m’interroge si je devais rester là jusqu’à leur retour et m’en prendre à eux dans une colère excessive qui n’arrangerait en rien notre relation déjà désastreuse. Ou partir et prendre sur moi une nouvelle fois. Me voilà sur le lit de mon frère la tête baissée, les mains jointes, les larmes me montent aux yeux : pourquoi tu es parti si vite ? Tu étais le pilier de cette famille.

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MessageSujet: Re: Cesser de rire, je suis né donc j'essais d'vivre ft. Sarah Matthews   Lun 12 Sep - 13:44

Cesser de rire, je suis né donc j'essais d'vivre
Lohan & Sarah

Un message de ta mère. Qui te dis qu’elle avait retrouvée quelques affaires à toi. Laissait dans le salon dans un carton. T’pouvais passer n’importe quand les récupérer. T’avais encore les clés pour rentrer. Depuis que Liam était partit. Rien n’avait plus été comme avant. Tout avait changé. Chacun de vous avez changé. Brisé. Vous étiez brisé. Chacun vivant ce drame à leur façon.  L’acceptant à leur manière. Il te manquait. Il te manquait plus que tout. Ce soir-là. T’avais perdu une partie de toi. Une grande partie de ce que t’étais. T’avais été la première à le voir. A savoir. T’te souviens encore du corps de ton frère dans tes bras. Son sang sur tes mains. Sur tes vêtements. Son sang se mêlé à tes larmes. T’savais qu’il était trop tard. Il a été conduit à l’hôpital. Mais t’savais qu’il n’était plus. T’avais appris à gérer à ta manière. Dénis de sa mort. Dénis de ce qui venait de se passer. Impossible. C’était impossible. Il ne pouvait pas ne plus être là. T’abandonner ainsi. De cette façon. Renfermé. Des jours. Des semaines. Il t’fallait du temps. Du temps pour accepter. Acceptation. T’avais appris à vivre avec. Il vivait en toi. T’le savait. Il veillait sur toi de là-haut. T’pouvais pas tout lâcher. Aujourd’hui encore douleur dans ton cœur. A sa pensée. Aux photos qui restent. Aux souvenirs qui demeurent. T’as encore du mal à te dire que t’ne le verrais plus sourire. Que t’ne l’entendras plus rire. T’ne verra plus son regard protecteur. T’ne l’entendra plus t’engueuler dessus. Ou te dire qu’il t’aime. T’donnerais beaucoup pour ravoir ne serais ce qu’un instant à ses côtés.

Sur le parvis de la porte d’entrée. Qui est déjà ouverte. T’fronce les sourcils. Voilà un moment que tu n’avais plus mis les pieds ici. A vrai dire presque depuis que t’avais pris ton propre appart. Peu après le décès de Liam. Sourire qui se dessine un court instant. Triste. Des images qui reviennent. Des souvenirs. Tes yeux qui se ferment. T’sais pas comment tes parents pouvaient encore vivre ici. Toi t’ne pouvais plus. T’le voyais partout. T’l’entendais partout. Les photos dans les cadres. Instants volés. Instant précieux. Bien trop précieux. T’sais que c’est l’heure où ils ne sont pas là. T’monte doucement les marches. Discrète. Silencieuse. T’as vraiment du mal. Mais t’dois. T’veux. La porte de la chambre de Liam. Déjà ouverte. Il y a donc bien quelqu’un ici. Et t’penses savoir qui. Ton âme qui franchit le pas de porte. Ton cœur qui se serre. Alors, oui, tes parents avaient tourné la page. T’déteste savoir ça. Comment ont-ils pu. Comment ont-ils pu tourner la page si vite. T’vois les cartons renversé sur le lit. Tout un tas de choses éparpillés. Les affaires de Liam. Ton cœur se sert un peu plus, à chaque seconde. Ton regard qui se pose sur ton p’tit frère. Là. Sur le lit de Liam. Tête baissé. Doucement tu t’approches. Silencieuse tu l’entoures de tes bras. Assisse à côté de lui sur le lit. « lohan ». Que tu murmures. T’as envie de pleurer. Encore et encore. C’est maintenant. C’est quand il est partit. Que t’as réalisé. Que vous aviez vraiment délaissé Lohan. Et tu t’en veux. Beaucoup. T’as déjà perdu un frère. T’veux certainement pas prendre Lohan. Trop précieux. Bien trop précieux. T’le serre un peu plus fort contre toi. Au milieu des affaires de votre frère partit bien trop tôt. Laissant une famille sans son pilier. Sans celui qui faisait que la famille resté soudé et unie. « j’suis là ». Comme une promesse que t’ne l’abandonnera pas. Douleur qui se forme au creux de ton cœur. Au creux de ton ventre. Tes larmes que t’retiens plus.
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C'est vide là. Dans toutes les pièces là. Dans tous les cœurs là. C'est plus la même là. C'est vide là. Où y avait les rires là. Où y avait la fête là. Et ça fait mal là. Alors on danse encore. Sur les mêmes musiques, les mêmes pas. On s'embrasse on s'embrasse encore plus fort. Comme si c'était là la dernière fois. Aussi loin que tu pars...Ton sourire en écho. Ton sourire en écho. Reste là sur ma peau

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MessageSujet: Re: Cesser de rire, je suis né donc j'essais d'vivre ft. Sarah Matthews   Lun 12 Sep - 15:24

FERME LES YEUX
Chaque seconde où mes yeux se ferment je revois de longues minutes d’angoisse. D’abord lorsque je reçois l’appel de ma sœur qui me demande de la rejoindre à l’hôpital, la peur dans sa voix, le désespoir. Mon arrivée auprès de mes parents dans ce long couloir ou l’odeur caractéristique des hôpitaux me remplit les narines. Les yeux rougis par les pleurs, voir sa mère pleurer onttoujours été le pire des sentiments. Le décès de mon frère a eu l’effet d’une bombe au sein de notre famille. Nous qui nous considérions comme une famille unie. Nous ne l’étions plus. Je ne me suis jamais considéré comme étant à égal que mon frère, lui-même s’entretenait mieux avec les membres de ma propre famille, lui qui était pourtant loin d’être un enfant-modèle mais que mes parents ignoraient ses affaires de deal. Je rouvre les yeux un instant laissant couler mes larmes le long de mes joues. Je sens une main se coller à mon épaule puis serrer contre son épaule. Je reconnais la voix suave de ma sœur. Je ne dis rien je reste là planter la tête baissée essayant de contrôler ma colère et ma tristesse. Mais c’est dur. « Comment ils peuvent faire ça ces enfoirés »  dis-je finalement après de longues minutes de silence. Reniflant afin de me ressaisir. Je me dis que je dois jouer le rôle de frère et c’est donc à moi de réconforter ma sœur, elle qui a été le plus impactée par la mort de notre frère. Mais pourtant c’est bien l’inverse qui se produit. C’est elle qui me réconforte.

Ses mots résonnent dans ma tête comme une mélodie, j’aime les entendre même si dans le fond ça ne couvre rien de la peine qui me remplit. Pourtant elle arrive à me faire redresser. Je tourne légèrement la tête, la relevant afin de remarquer les larmes de ma sœur couler à son tour sur ses pommettes. Je revisse ma casquette sur ma tête et je plonge mon regard dans le sien. Je reste là à la dévisager sentant la douleur à travers ses pupilles qui deviennent flous remplis de larmes. La mâchoire contractée j’essaye de lui dire des mots la rassurant mais je ne suis pas du genre à savoir quoi dire dans ces moments-là, j’ai du mal à laisser parler mon cœur. Cette relation avec ma sœur qui n’a rarement pas été aussi proche. Je pourrais lui en vouloir d’avoir toujours eu une préférence pour mon grand frère, mais non je ne le ferais jamais. C’est peut-être la vie qui nous offre une deuxième chance. « Je m'en veux Sarah » ajoutais-je simplement en référence à notre famille qui part en couille et que je ne joue pas le rôle de celui qui devrait la réunir. Je suis la faute de cette implosion, je suis le fouteur de trouble de la famille, je suis celui qui en veut perpétuellement à notre famille de la mort de Liam. Je suis le fautif.


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MessageSujet: Re: Cesser de rire, je suis né donc j'essais d'vivre ft. Sarah Matthews   Lun 12 Sep - 16:39

Cesser de rire, je suis né donc j'essais d'vivre
Lohan & Sarah

T’es là assisse près de ton p’tit frère. Tes bras l’entourant. Ce voulant réconfortant. Rassurant. Tes mots qui se glissent dans son oreille. Comme une promesse que t’ne l’abandonnera pas. Que t’serais toujours près de lui. T’avais toujours été tellement proche de Liam. Que vous aviez laissé à l’écart votre p’tit frère. Ton p’tit frère. Et aujourd’hui t’le regrette. Sincèrement. Oui, on te dira que les regrets ne servent à rien. Et pourtant ils sont là. Bien présent. Après le décès de Liam, t’avais réalisée que chaque instant était important. Qu’il fallait profiter des gens en qui ont tenaient. Que chaque instant que tu n’avais pas passé avec Lohan était perdu. T’ne les revivra jamais. Chacun vivait la douleur de cette perte à sa façon. Tes parents avaient apparemment décidé de tourner réellement la page. Et ça. Ça t’le supportait pas. Toi, t’sortais. T’fêtais. T’vivais pour deux. En gardant toujours là les souvenirs de cette atroce nuit. Les images qui défilent si souvent. La nuit. Hantant tes nuits. Te réveillant. Te pourchassant. Encore et encore. Alors là ton p’tit frère que tu serres contre toi. T’sais qu’il est en conflit avec les parents. Mais toi t’es là pour lui. Comme il est là pour toi. La vie vous offrant la chance de vous rapprocher un peu plus. Sa voix qui résonne dans la chambre. T’sens qu’il est en colère. Qu’il est mal. « j’sais  pas lohan, j’sais pas comment ils ont pu faire ça ! ». T’les comprends. Et t’ne comprendra certainement jamais. T’te demande ce qu’ils allaient faire des affaires de Liam. Pourquoi ne vous en ont-ils pas parlés. Pourquoi ont-ils fait ses cartons dans leur coin. Sans vous en parler. Vous auriez aimé peut être récupérer des affaires de Liam. Son âme vivant encore dans cette chambre. Tes yeux qui se ferment. La douceur de se lit réconfortant. T’te rappel. T’te rappel de ses soirs d’orage. Où la peur t’envahissait. Que t’allais trouver les bras rassurant de Liam. Tant de souvenir. Qui ne font qu’un peu plus serrer ton p’tit cœur. Et couler tes larmes.

Alors tes mots qui dérive dans l’oreille de ton p’tit frère. « je suis là ». Trois p’tits mots. Promesse d’une présence à ses côtés. Même s’ils ne changeront pas la douleur ressentit. Il tourne la tête vers toi. Son regard se perdant dans le tient. Tes yeux qui se brouillent de larme. Il ne dit rien. Mais il dit tout. T’le vois dans ses yeux. T’le lis en lui. Ses mots qui t’atteignent. Il s’en veut. T’fais non de la tête. Droite. Gauche. Droite. Gauche. Il ne doit pas s’en vouloir. Ta main qui se pose sur sa joue. « non lohan ne t’en veux pas…tu n’as pas à t’en vouloir… ». T’le regarde. De ton autre main. T’essuie les larmes qui coulent sur tes joues d’un revers de main. Ta main sur sa joue qui glisse pour attraper une de ses mains. T’te mets à jouer avec ses doigts. Essayant de trouver les mots. Les mots justes. T’baisse le regard, sur vos doigts entremêlé. « c’est notre faute à nous, on t’a toujours laissé à l’écart, je m’en veux pour cela, j’ai réalisé que ce n’était pas juste… ». Tu marques une nouvelle pause. Prenant une bouffée d’air. Ton regard qui se relève sur lui. « t’comptes lohan plus que t’ne pense…j’veux pas te perdre toi aussi ! ». Non t’ne t’en remettra jamais si tu devais le perdre lui aussi. Ce serais une autre partit de ton cœur qui se briserais. Sans possibilité de les recoller. Un p’tit sourire en coin se dessine sur tes lèvres. Alors que quelques perles salées coulent encore sur tes joues.
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MessageSujet: Re: Cesser de rire, je suis né donc j'essais d'vivre ft. Sarah Matthews   Mer 14 Sep - 20:44

FERME LES YEUX
On était d’accord sur l’incompréhension totale qui régnait sur le fait que nos parents aient décidé de jeter les affaires de notre frère défunt sans même nous en parler auparavant. Je me doutais bien qu’ils n’allaient pas me passer un coup de fil pour me l’annoncer sachant les colères excessives qui caractérisait la relation que j’ai depuis la mort de mon frère avec mes parents.  Cependant ma propre sœur qui elle, reste proche de notre famille, n’était même pas au courant. Je secoue la tête comme pour essayer de faire partir les sentiments d’injustice et de haine qui me perturbe depuis que j’ai vu ces cartons dans la chambre. Je me redresse soudainement affrontant les yeux de Sarah, pendant de longues secondes, sans un mot. Mais on se comprend. Toutes nos erreurs, tous les éléments qui font de nous ce que nous sommes aujourd’hui c’est-à-dire un frère et une sœur dont la complicité fraternelle n’existe presque plus. A-t-elle vraiment existé ? Elle qui passait son temps dans les bras d’un autre frère.. Tu t’en veux d’avoir ressenti de la jalousie pendant toutes ces années.  Ce n’est pas normal de ressentir ce genre de sentiment dans une famille ? Non ?! Les yeux de Sarah s’embrument et je reste stoïque comme une force invisible me glaçait le sang et contractait tous mes muscles, je ne pouvais plus bouger. Je n’avais jamais eu les gestes que Liam avait pour Sarah, je ne savais pas comment m’y prendre. Comme une timidité qui ne me caractérise en rien mais la faiblesse de ma peur m’immobilise.

Je sens la main de Sarah essuyer mes larmes et saisir ma main, un geste pour me rassurer mais qui évoque tellement plus pour moi. Ces gestes d’affection que j’attendais et que je n’espérais plus. Ce genre de geste que je n’arrive pas à lui donner malgré l’envie irrésistible de la serrer contre moi, l’entourer de mes bras, la serrer, et lui dire que tout ira bien, qu’on affrontera ça à deux. J’espère qu’elle comprend la non présence de ces gestes envers elle. Pour le moment je n’y arrive pas.  En tous les cas elle comprend mon mal être. Celui d’avoir toujours été le petit frère exclu de leur relation. Elle me le dit, elle le reconnait, et elle s’en veut. J’avale ma salive dénouant ma gorge alors que ma mâchoire se serre. Mes yeux quittent les siens pour se poser sur une photo polaroïd poser sur le lit, derrière Sarah. Elle représentait Liam portant Sarah sur son dos alors qu’ils étaient en pleine adolescence. J’enviais leur relation. Mais c’est mal. « Peut-on vraiment changer les choses maintenant ? » demandais-je en toute honnêteté. N’était-il pas trop tard ? Non je ne veux pas y croire. Et cette petite voix qui me hurle dans les oreilles, l’aurait elle fait si Liam n’était pas mort. Ce genre de pensée qui te font culpabiliser d’y avoir, ne serait-ce qu’un instant, pensé.

Mais très vite mon état perturbé laisse place à ma colère lorsque j’entends des brides de voix et la porte d’entrée claqué. Ils arrivent. Nos parents sont ici. Et je n’ai qu’une envie c’est de lâcher toutes cette pression qui s’accumule depuis deux ans. Alors que Sarah me tient la main, celle-ci se renferme sur elle-même sans même m’en rendre compte mon poing est à présent serré et mon regard fixe la porte de la chambre de Liam. Mon rythme cardiaque s’accélère et je sens le battement de mon cœur au creux de mon cou et sur mes tempes.


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MessageSujet: Re: Cesser de rire, je suis né donc j'essais d'vivre ft. Sarah Matthews   Mer 14 Sep - 23:03

Cesser de rire, je suis né donc j'essais d'vivre
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Vous étiez bien d’accord. D’accord sur l’incompréhension sur le fait que vos parents voulaient se séparer des affaires de votre grand frère. Sans même vous en avertir. Sans même vous en toucher un mot. Tout un tas de souvenir enfermé dans tes cartons. C’était insupportable. C’était comme admettre qu’il était partit pour de bon. Pour toujours. C’était vrai il ne reviendra pas. Mais c’était tirer un trait sur lui pour le reste de la vie. Et toi. Toi. T’étais pas encore prête à cela. A oublier Liam. A oublier tous les souvenirs dans cette chambre. Dans ces photos éparpillées sur le lit. A tous ses disques. Ses livres. Ses habits. Non. Comment vos parents. Pouvait ainsi oublier leur fils. Ranger dans des boites en carton toute la vie de leur fils. Sans aucun scrupule. Vider sa chambre comme s’il n’avait jamais existé. Comme s’il n’avait jamais été. T’acceptais pas. Il acceptait pas. Vous n’acceptiez pas. Oui. Deux ans. Deux c’était écoulé. Seulement. Deux ans. T’avais l’impression que c’était hier. Hier que tout cela avait eu lieu. Hier que votre famille c’est ainsi brisé. Où tout a basculé. Où vos vies ont changés de direction. Le regard de ton p’tit frère dans le tient. Il ne dit rien. Mais t’comprends. T’le vois. Tes yeux qui se troublent de larme. T’dois rester forte. Rester forte pour tout le monde. Pour deux. Pour trois. Pour dix. T’es prête à prendre tout le poids sur tes épaules s’il le faut. Pour sauver le peu qu’il vous reste. Malgré ta fragilité apparente t’essaye de rester forte. Ta main sur son visage. Essuyant ses larmes. Geste maternelle. Geste fraternel. Sa main que t’attrape dans la tienne. Contact que t’apprécie. Contact que t’as trop peu eu. Et la faute qu’à toi. T’as jetée tout ton amour sur Liam. Laissant Lohan seul. De côté. Laissant passer des années. Des années que t’regrettes aujourd’hui. Si t’avais pris un peu plus soin et donnée plus d’attention à ton p’tit frère. Aujourd’hui vous n’en seriez peut être pas là. T’lui dis. T’lui dis que tu t’en veux. Cela ne servira à rien. A pas grand-chose. C’est fait. Mais il faut qu’il le sache quand même.

Ses yeux qui quittent les tiens. T’suis son regard. Qui se pose sur une photo de toi et Liam. Heureux. Ton cœur qui se serre. Mal à l’aise un instant. Et les mots de Lohan qui résonne dans ta tête. Peut-on vraiment changer les choses maintenant. T’as espoir que oui. T’as espoir que tout est possible. Vous ne rattraperiez certainement pas les années perdues. Mais au moins profiter de celle qui suive. T’hausse les épaules. Un sourire se dessinant sur tes lèvres. Ta voix douce qui se pose dans la chambre.  « j’crois que oui… si on y croit oui j’le pense… on ne rattrapera jamais le temps qu’on a perdu, mais on peut se permettre de sauver le temps à venir ! ». T’es sincères. T’es vraiment sincères. Et toi. T’y crois. Profondément. Honnêtement. Ton regard océan sur ton petit frère.  « et toi est ce que t’veut y croire ? croire qu’on peut changer les choses maintenant ? ». Tu n’attends pas forcément de réponse de sa part. S’il souhaite réfléchir avant de répondre. Mais t’espère de tout cœur qu’il veut y croire. T’as besoin de lui. T’as réalisé, que tu n’avais pas été une grande sœur exemplaire. Que t’avais été injuste. Vraiment injuste avec lui. T’voulais une chance de te rattraper.

Et puis des bruits de voix. La porte d’entrée qui se referme. Et t’sens que tout part à la dérive. Les parents sont ici. Ils viennent de rentrer. Mauvais plan. Très mauvais plan. La main de Lohan qui se referme en poing. Serré. Son regard sur la porte de la chambre. T’commence toi-même à paniquer. Car t’sais pas si t’es capable de contrôler la colère de Lohan. T’sais pas si t’en es capable. Mais t’prends sur toi. T’as un ton calme. Posé.  « lohan ! lohan regarde-moi ! ». T’retire ta main tant bien que mal. T’te lève du lit. T’te met devant la porte. Plongeant ton regard dans le sien.  « lohan, s’il te plaît…. ». T’as pas le temps de finir ta phrase. Que t’entends la voix de ta mère. « sarah c’est toi ? ». T’avais laissée ton sac en bas. Des bruits de pas dans l’escalier. Non. Non.  « oui mam’, attends-moi en bas j’arrive ! ». Ton regard sur ton p’tit frère. Te demandant combien de temps il allait tenir. Ton regard suppliant. Le priant presque de rester calme.  « s’il te plaît lohan reste calme ! ». Ton suppliant qui s’adresse à ton p’tit frère.
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MessageSujet: Re: Cesser de rire, je suis né donc j'essais d'vivre ft. Sarah Matthews   Jeu 15 Sep - 16:08

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A la question que je lui avais posé quelques minutes auparavant elle semble optimiste, sachant très bien les erreurs qu’elle a commise, même si d’un regard extérieur ce n’est pas une erreur d’avoir des préférences dans une famille. Ces parole sont sages et paraissent honnêtes je me laisse aller à sourire tirant les traits de mon visage contractés sous le poids du chagrin. Elle me rétorque la question, est-ce que j’y crois ? J’ai envie de lui répondre oui, que j’y crois depuis des années. Que je rêve que mon frère et ma sœur m’accepte dans leurs souvenirs communs. Mais l’espoir s’éteint peu à peu, et mes récentes fracasses et bavures au sein de cette famille. Serais-je un bon petit frère, le genre qui ne fout pas dans la merde sa famille et les faire rendre à son chevet d’hôpital tous les 15 jours. Certainement pas. Je ne voulais pas faire du mal à ma sœur, je ne voulais pas qu’elle revive les détresses du passé avec Liam. Comme elle le dit, elle ne veut pas me perdre. Je me contente d’acquiescer en guise de réponse. Oui je veux y croire. Mais avant même que j’ajoute une parole à ce signe de confiance et premier d’une relation qui venait de renaitre de ses cendres, un bruit de porte et j’entends la voix de mes parents. Ils sont rentrés.

Tout va très vite, mon sourire s’efface laissant mon visage se contracter, les poings serrés. Je sens la main de Sarah quitter la mienne et très vite sa voix essaye de récupérer mon attention qui est fixé sur la porte. Ses yeux se plongent dans les miens. La voix de maman demandant si c’était Sarah en haut. Ma tête quitte la porte et le regard de Sarah pour se focaliser sur la tonne de cartons éparpillés dans toute la chambre. Ma bouche s’entrouvre. « Ils ont pas le droit de nous faire ça, Sarah » lançais-je alors qu’elle me supplie presque de rester calme. Elle connait les disputes régulières que j’ai avec papa et maman. Elle connait mon caractère et mon côté sanguin que ce soit à la maison ou en dehors quand je me casse la gueule avec des jeunes de mon âge pour des règlements de compte futile. Ma tête balançant de gauche à droite « il faut leur faire comprendre » sincèrement j’essayais de me calmer comme Sarah me la demandé, mais la colère ne disparaît pas. J’essaye, je serre mon poing de toute mes forces, les jointures de mes doigts son blanc tellement je serre.

Je me lève du lit, enlevant ma casquette, passant une main dans mes cheveux et je repositionne ma casquette. Je jette un dernier coup d’œil dans la chambre et je m’approche de Sarah qui fait obstacle à la porte. Je vois son regard plein de suspens et de supplice. Mes bras entoure son cou et je viens la serrer contre moi « On est ensemble, promis ? » lui dis-je à voix basse. Ma colère n’était pas descendu mais l’avenir de notre famille était incertain et sombre, j’en étais principalement la cause. J’avais besoin de sortir de ce cercle vicieux qui me poussait à me retrancher dans les mauvaises choses : l’alcool et la drogue en particulier.



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MessageSujet: Re: Cesser de rire, je suis né donc j'essais d'vivre ft. Sarah Matthews   Jeu 15 Sep - 17:26

Cesser de rire, je suis né donc j'essais d'vivre
Lohan & Sarah

Oui t’y croyais. Oui t’étais optimiste. Cela ne rattrapera pas l’erreur commise de le laisser à l’écart plus jeune. Mais sauver le temps qu’ils vous restent. T’ne veux plus perdre une seconde. T’veux profiter de ton p’tit frère. Vous aviez tous bien trop compris. Que la vie pouvait se montrer injuste. Que tout pouvait s’arrêter du jour au lendemain. Sans préavis. Sans avertissement. T’respire. Et puis plus rien le néant. T’voulais profiter. Y croire. Rattraper un de ce temps écoulé. T’vois comment ton p’tit frère est devenu. Comment votre famille c’est brisé. T’veux pas le perdre. T’supporterais pas de perdre un frère de plus. Ton dernier frère. Précieux. Alors oui t’te montre optimiste. Les choses peuvent changer. Vous pouvez changer. T’apprécie le sourire qui se dessine sur ses lèvres. Sur son visage. Agréable à voir. T’lui retourne la question. Car si lui n’y croit pas. Vous n’arriverez à rien du tout. T’étais tellement inquiète pour lui. Pour votre famille. Pour vos vies à chacun. Bouleversé. Changé. En quelques secondes. Juste quelques secondes. Mauvaise décision en mauvaise décision. Mauvais chemin emprunté et voilà que tout bascule. Pour quelques pas dans la mauvaise direction. Et t’vois ton p’tit frère prendre ce mauvais chemin. Et de tout cœur. T’aimerais le retenir. L’empêchais de s’y perdre trop. De s’avancer de trop. Le garder un peu avec toi. Encore de très longues années. Ton p’tit cœur ne supporterait pas une autre perte. Il hoche la tête positivement. Bien. Il veut y croire lui aussi. T’es contente. Un p’tit sourire qui se dessine sur tes lèvres. Rassurant.

Et puis tout bascule. Les parents rentrent. Bruits au rez de chaussé. Non. Pourquoi sont-ils arrivaient maintenant. Pourquoi ont-ils eu besoin de rentrer là. Plus tard, vous n’auriez plus été là. Le sourire de ton p’tit frère qui s’efface. T’vois son visage se contracter. Ses poings se serrer. T’enlève ta main de la sienne. Essayant d’avoir l’attention de Lohan sur toi. T’sais qu’il est en colère. Et t’sais pas si t’serais capable de le contrôler s’il se met vraiment en colère contre les parents. Tu captes son regard pour qu’il se concentre sur toi. La voix de maman qui te demande. Oui c’est bien toi en haut. T’lui dis que t’arrive. Il quitte ton regard. Qui se pose sur les cartons éparpillés. T’le supplie presque de rester calme. De pas s’énerver de plus. De garder son calme. T’entends ses mots qui percutent tes tympans. « j’sais lohan, j’sais … ». T’es de son côté. T’es avec lui. Et cela ne changera pas. T’sens qu’il n’arrive pas à faire chuter sa colère. T’le vois. T’le vois qu’il essaye. T’le remarque. Mais rien ne change. « oui lohan, on va en parler, on va leur en parler, mais s’il te plaît laisse-moi faire.. ». Ta vois est douce. Presque maternelle. Mais ferme en même temps. Douceur et fermeté.

T’le vois se lever du lit. Enlever sa casquette. La remettre. Quelques pas dans ta direction. Et puis contact auquel tu ne t’attendais pas. Etreinte surprenante mais agréable. T’le serre tout contre toi. Inspirant profondément. Profitant de ce moment-là. « promis, j’te le promets, je te lâcherais plus lohan… ». Ce n’était pas une promesse en l’air. C’était la promesse que t’tiendrais. Pour lui. Pour vous. Il avait plus que besoin de toi. Comme t’avais besoin de lui. T’ne supportais pas l’idée de le voir se perdre dans de mauvaise chose. T’aimerais le garder serrer contre toi encore longtemps. Mais il faut bien y aller. Alors doucement t’te retire. T’claque un baiser sur sa joue. T’attrape sa main dans la tienne. T’ouvre la porte. Franchis le palier. T’pose ton regard sur lui. T’serre un peu plus ta main dans la sienne. Commence à descendre les quelques marches. T’lui murmure que tout vas bien aller. Toujours calme et détendu en apparence. Alors qu’un vrai ouragan fait sa place en toi. Bientôt les parents qui apparaissent dans le champ de vision. Surpris de voir aussi Lohan.
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MessageSujet: Re: Cesser de rire, je suis né donc j'essais d'vivre ft. Sarah Matthews   Jeu 15 Sep - 21:09

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Elle me connaissait au plus profond de moi, elle savait que je pouvais devenir violent lorsque je m’énervais et le fait que ce soit mes parents qui me mettait monter la colère à ce moment précis rendait les choses encore plus tendus. Trop d’embrouille, notre famille en a connu. Nos parents qui ont fait leur deuil de leur fils perdu, ma sœur qui ne se remet pas de la mort de notre frère, et moi-même qui se perd dans les excès à la recherche d’un état ou la douleur ne me fera plus mal. Elle me comprend et elle me demande de la laisser gérer la situation avec les darons. J’acquiesce difficilement mais si je sais au fond de moi que je n’y arriverai pas avec toute la volonté que je veux, un seul mot et la conversation me tourner au fiasco. Le fiat que mes parents peuvent enfin avoir une raison de me rayer définitivement de leur vie, me procure une sensation d’emprisonnement. Je ne veux pas arriver à cette situation. Malgré les regards extérieurs, ma famille me manque. Et aujourd’hui je commence avec ma sœur, que je prends dans mes bras en toute surprise. C’était la conclusion de nos problèmes et le commencement d’un renouveau. Comme si on venait de tourner une page. Celle d’un frère exclu de sa propre fraternité.

Je lui glisse en discrétion une promesse qui me permet d’envisager l’avenir un peu plus clair. Elle me confirme qu’elle restera à mes côtés et qu’elle ne me lâchera plus. La sentir entre mes bras, la serrer contre moi, ce premier contact que nous n’avions pas eu depuis deux ans et la mort de notre frère. Ça fait bizarre mais à la fois j’ai l’impression de retrouver des automatismes avec ma sœur. J’expire une dernière fois espérant lâcher de la pression au fond de moi, mais ce geste fraternel avec ma sœur m’a apaisé. Surement la meilleure solution pour me calmer. On se relâche de l’étreinte. Elle me prend la main, je me laisse guider. J’attrape mon sac au pas de la porte dans lequel j’ai pris des affaires. Son regard est apaisant et confiant, comme si elle savait ce qu’elle faisait. Je sais au fond de moi que la situation est trop complexe pour savoir le dénouement de cet affrontement. On descend les marches et petits à petits je remarque le bas du corps de ma mère tournée vers l’escalier. Mon père apparait à son tour et plus on descend les marches plus j’aperçois leurs corps.

Enfin leurs visages apparaissent et c’est sans surprise qu’ils expriment leurs étonnements de me voir avec Sarah. Les regards sont posés sur moi et je sens la tension remonter d’un cran. Je serre la main de ma sœur avant d’adresser à mes parents un léger coup de tête en guise de salut. Oui nous étions arrivés à ce point de notre relation familiale. Machinalement ma mère se retourne vers son mari qui à son tour dévisage Sarah. Un long silence s’installe, pesant et agressif. La question est posée, qui sera le premier à briser le silence. Et cette personne c’est moi « J’ai repris quelques affaires » montrant mon sac que je porte dans ma main droite.




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MessageSujet: Re: Cesser de rire, je suis né donc j'essais d'vivre ft. Sarah Matthews   Ven 16 Sep - 9:57

Cesser de rire, je suis né donc j'essais d'vivre
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Malgré tout. T’connaissais ton p’tit frère. Tu n’avais pas forcément fait toujours attention à lui. Mais t’le connaît. Depuis deux ans surtout. T’as appris à connaître ton p’tit frère. P’tit frère qui se perd dans ces tentations. Il a choisi la colère. La violence. Les excès des tentations. Pour oublier. Faire abstraction de la douleur d’un frère. D’une famille brisée. T’avais choisi de garder la pêche. Même si t’te remettais pas de sa mort. T’avais choisi de vivre. Vivre pour lui. Survivre. La douleur te rongeant toujours le cœur chaque jour sans lui. Mais un sourire. Des rires en transparence. T’te voulais forte dans ta faiblesse. Alors t’connaissais ton p’tit frère. Et t’sais qu’avec l’arrivé des parents. Les tensions qui règnent. La colère qui persiste. Des non-dits. Des trop dits. Violence de sa colère parfois. T’savais pas si t’étais réellement capable de le calmer. De faire enfouir sa colère et sa violence. T’comprends qu’il faille parler de ces cartons aux parents. J’le comprends. Cela te révolte à toi aussi. T’lui demande de gérer toi. Qu’il te laisse faire. Demande qui t’sais est peut-être un peu trop naïve. Un peu trop rêveuse. Mais t’demande. T’impose. Il acquiesce. T’sens que ce n’est pas facile pour lui. Que toute cette situation n’est pas facile. Ton frère dans tes bras. Etreinte surprenante. Etreinte agréable. Voilà longtemps que tu n’avais plus eu ce contact si fraternel avec lui. Tu n’as plus envie de descendre affronter la situation. Tu n’as plus envie de quitter cette chambre. T’veux rester dans les bras. Ainsi. De ton p’tit frère.

Promesse d’un avenir meilleur. Promesse que tu resteras toujours à ses côtés quoi qu’il arrive. Promesse que t’ne le lâchera plus. Plus jamais. T’as déjà perdu trop de temps avec lui. T’le soutiendra. Tu l’aidera comme t’le peux. T’apprécie le contact de ton frère dans tes bras. T’te rends que t’en avais besoin. Comme lui devait en avoir besoin aussi. T’te promets à toi-même. D’avoir plus d’instant comme celui-ci avec lui. Etreinte qui prend fin. T’attrape sa main. T’as besoin de garder le contact avec lui. Et de lui faire comprendre que t’seras là pour lui. Que t’es là pour lui. Il attrape son sac en passant. En extérieur t’essaye d’être le plus calme possible. Apaisée. Confiante. Mais en intérieur t’es un vrai ouragan. Stress. Panique. Doute. T’es absolument pas calme. T’tiens juste à dégager calme et confiance à Lohan. Pour le calmer. L’apaiser. Ne pas lui montrer que t’doutes. Que t’ne sais pas. T’donne l’impression de savoir ce que t’fais. Mais t’ne sais pas. T’sais pas si t’arrivera à garder Lohan calme. Si les parents le cherchent de trop. Si un mot de trop sort. Si un geste de trop se fait. Les marches que vous descendiez petit peu par petit peu. Le corps des parents qui vous apparaît doucement. D’abord le bas. Puis de plus en plus. Et pour finir leur visage.

Leur visage affichant la surprise de voir leur fils. Etonnement qui se lit. Ton cœur qui bat un peu plus fort dans ta poitrine. La main de ton frère qui serre un peu plus la tienne. Il peut la serrer aussi fort qu’il veut. Si cela peut le faire rester calme. Alors tant pis pour ta main. T’sens le regard de tes parents sur toi. Silence pesant dans la maison. Personne n’ose briser le silence. Et puis la voix de Lohan qui résonne. Il précise qu’il est venu chercher des affaires en montrant son sac. Et puis merde. T’décide de crever l’abcès de suite. Rien ne sert de tourner autour du pot mille ans. Fallait en parler. Rien de pire que les silences et les non-dits. D’un ton calme. « j’étais aussi venu chercher ce que tu m’avais mis de côté… et faut qu’on parle ». T’marque quelques secondes de pause. T’as toujours la main de Lohan dans la tienne. Un regard sur lui quelques instants. Puis de nouveau tu regardes tes parents. . « on a voulu aller dans la chambre de.. de Liam…et nous y avons trouvé que des cartons, vous…euh… vous comptiez nous en parler quand ? j’pense qu’on aurait aimé le savoir et récupérer pour nous des affaires à lui… pourquoi vous n’avez pas laissé sa chambre comme elle était ? ». Le son de ta voix est vraiment calme et posé. Essayant de parler de chose qui fâche sans s’énerver. T’avais fait exprès de parler en « on » et « nous ». Englobant Lohan avec toi. Tes parents sont mal à l’aise. T’le vois. T’le sens. Ils savent pas quoi dire. Quoi faire. T’cherche un instant le regard de ton frère. Voir dans quel état d’esprit il est.
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MessageSujet: Re: Cesser de rire, je suis né donc j'essais d'vivre ft. Sarah Matthews   Sam 17 Sep - 15:04

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La tension est à son comble et chacun des regards voulaient exprimer tellement de chose. Que ce soit la surprise de la part de nos parents, et la colère dans le mien pour finir par l’incompréhension dans celui de Sarah. D’ailleurs cette dernière ne veut pas tourner autour du pot et à peine que je sors les premiers mots de ma bouche devant mes parents circonspect, elle prend la parole et déballe son sac. Elle me surprend même et je relâche la pression dans ma main comme si elle venait d’enlever une épine de mon cœur. Comment aborder le sujet sans colère. Sarah me lance un regard et je lui réponds dans ce même regard que je la remerciais d’avoir pris la parole sur le sujet et je me sentais mieux même si je redoutais la réponse de mes parents face à leurs mensonges. Très vite je remarque ma mère se laisser aller à regarder son mari attendant qu’il réponde. Oui souvent notre père avait le rôle de celui qui devait gérer les conflits exceptionnels. Il entrouvre la bouche et commence à s’expliquer « tu sais Sarah, ça n’a pas été un choix facile à faire. Mais pourtant il fallait le faire, tu comprends ? » On aurait dit un adulte parlant à un enfant de 12 ans. Je peux m’empêcher de lever les yeux au ciel face à ces propos. J’avais presque envie d’intervenir lui demandant de nous épargner ce genre de mensonge « Ta mère et moi.. » il marque une pause et relève son regard vers moi-même exprimant un léger sentiment de gêne.

« Votre mère et moi avons décidé de ranger les affaires de Liam suite au conseil d’une psychologue que votre mère à démarcher » ajoutait-il avant que notre mère, toute chamboulée, qui s’accrochait au plan de travail pour ne pas tomber, vienne acquiescer les propos de papa. Un nouveau silence vient s’installer. J’ouvre ma bouche et leur demande « pourquoi ne pas nous demander la permission d’abord ? » dans un ton plus agressif que Sarah qui s’était donné la peine de rester calme et courtoise. Mais moi je n’y arrive pas. Mon père me lance un regard noir et je sens les muscles de son visage se contracter « la permission de quoi ? Tu ne vis même plus dans cette maison depuis des mois. Quand on te voit c’est uniquement pour signer tes papiers de sortie de l’hôpital ou tu pues encore l’alcool de la veille » lance-t-il dans un ton similaire au mien. Ma main serre de nouveau celle de Sarah. Ma mère laisse échappé un renfrognement mais avant même que ma sœur ne reprenne les choses en main j’arrive à en placer une nouvelle lâchant mon sac dans l’escalier et pointant mon doigt vers mon père «  C’est mon frère ! Et que tu le veuilles ou non j’ai mon putain de mot à dire ! On a notre mot à dire Sarah et moi ! »





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MessageSujet: Re: Cesser de rire, je suis né donc j'essais d'vivre ft. Sarah Matthews   Sam 17 Sep - 15:54

Cesser de rire, je suis né donc j'essais d'vivre
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Dans le grand salon la tension était palpable. Du silence d’abord. Des regards. Des regards qui voulaient dire tellement de chose. Vous n’alliez pas tourner autour du pot quarante ans. Cela ne servait à rien. De laisser la tension monter de plus en plus. Autant crever l’abcès de suite. Autant prendre les devants. Aller droit au but. Alors t’demande. T’demande calmement. Sans t’énerver. Avoir une conversation calme. Avec une conversation qui énerve. La difficulté est là. Garder son calme. Alors qu’au fond c’est la colère et l’incompréhension qui règne.  T’sens la pression de ta main se relâcher. Bien. T’vois tes parents se regarder. Se questionner du regard. Quoi dire à leurs deux enfants en face d’eux. C’est votre père qui prend la parole. Comme d’habitude. Pas facile. Evidemment que cela n’a pas été facile. Tirer un trait sur un de ses enfants. C’est pas facile. Ce ne devrait pas être pensable. T’avais pas dix ans. Il pouvait te parler mieux. T’regarde ton père. Lui faisant comprendre que c’est bon. Il pouvait parler normalement. T’étais grande. Vous étiez assez grands maintenant. Il commence sa phrase mais ne la termine pas. T’comprends décemment plus tes parents pour le coup. Et là la nouvelle qui tombe. Un psychologue. Bravo maman. T’laisse échapper un p’tit rire. Nerveux. Votre mère accrochait au plan de travail. Histoire de pas tomber.

La voix de Lohan qui remplit l’espace. Plus agressif que toi. Ton père et son regard noir. Qu’il balance à ton p’tit frère. Non. Non. Faut pas commencer. A s’énerver. A trop s’énerver. Les mots de ton père qui résonne dans la pièce. Agressif aussi. T’aime pas vraiment cela. T’aime pas du tout ça même. T’sens la main de ton p’tit frère resserrer la tienne de nouveau. Ton regard qui se pose sur lui. T’as le temps de rien. Le doigt de Lohan planté sur votre père. T’approuve complètement. Ta mère de plus en plus mal. Qui s’assoit sur la chaise. Ton père qui t’sens est aussi en train de réellement virer au rouge. « c’est notre fils avant d’être votre frère… ». Là c’est toi qui n’apprécie pas. Un pas en avant vers ton père. T’lui coupe la parole. « peut-être mais on est une famille et une famille ça prend pas des décision ensemble non ? ». Le ton de ta voix est moins calme. Plus dure. T’plante ton regard sur ta mère. « toi maman, t’as toujours dit que la famille c’était sacrée ! regarde … regarde où on en est… on ne ressemble à plus rien ! ». Ton regard qui repart sur ton père. « j’suis d’accord avec lohan on a notre mot à dire. C’est notre frère… ». Le regard de ton père sur toi. « c’était votre frère…c’était notre fils ! ». L’emploi du passé est dur à entendre. T’as toujours du mal à t’y faire. A l’accepter. Ce passé. Et sortit de la bouche de ton père cela fait encore plus mal. Encore plus difficile à accepter. Et puis la voix de ta mère enfin qui résonne. Avec un calme surprenant. « c’est nouveau que tu as décidé de faire attention à ton petit frère ? vous l’aviez toujours laissé à l’écart avec liam ! et tu te réveilles maintenant ? ». T’regarde ta mère stupéfaite. T’en perds tes mots.  
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MessageSujet: Re: Cesser de rire, je suis né donc j'essais d'vivre ft. Sarah Matthews   Sam 17 Sep - 19:38

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Les propos de mon père n’arrangeait pas la situation, et je sentais que ce qu’il venait de dire avait profondément touché Sarah. Elle s’approche de lui et sa voix monte dans les tons. Elle parle pour moi, car je sais que si c’était moi qui lui répondais je pense que des insultes seraient sorties de ma bouche. Je préfère me retenir regardant ma mère qui quitte le plan de travail pour s’assoir. Elle semble faible et touchée par la situation. J’ai toujours été proche de ma mère, beaucoup plus que mon père. Je passais la plupart de mon temps avec elle, j’avais une relation fusionnelle avec elle. Elle remplaçait un peu le manque d’affection de mes frères et sœurs. Je lui jette un regard de compassion alors qu’elle semble atteinte par la situation qui devient totalement incontrôlable. Mais je quitte très vite le regard de ma mère pour retrouver celui de mon père qui vient d’employer le passé en parlant de notre frère. Pour lui le fait que ce soit leur fils leurs permettent de se sentir supérieur et de prendre n’importe quelle décision. « C’était pourtant nous qui étions le plus proche de votre fils » j’insiste sur le vôtre fils afin de lui faire comprendre mon mécontentement.

Mais la situation se retourne, les excès de colère et les paroles qu’on se balançait tombent au sol lorsque notre mère prend la parole. Tout le monde se tait lorsque notre mère prend la parole. Elle parle d’un ton calme. Et le fait qu’elle prenne ma défense ne me surprend guère. Je jette un regard vers Sarah qui semble stupéfaite. Je préfère ne rien dire, je m’étais confié plusieurs fois auprès de ma mère. Sur le fait que j’avais du mal à gérer ce manque d’attention de la part de ma sœur. Je me racle légèrement la gorge essayant de reprendre la conversation « c’est pas le sujet m’man » lui dis-je en lui lançant un regard compréhensif mais exaspéré.





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MessageSujet: Re: Cesser de rire, je suis né donc j'essais d'vivre ft. Sarah Matthews   Dim 18 Sep - 10:22

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T’sentais que tout était en train de basculer. Même toi t’commençais à perdre patience. A t’agaçais. Les mots de ton père ne te plaisaient pas. Il n’avait pas le droit de dire des choses pareilles. Il avait pas le droit. Non. Toute cette histoire n’avait plus de sens. N’avais pas de sens. T’avais toujours était beaucoup plus proche de ton père. Sa p’tite fille chérie. Sa p’tite princesse. Au milieu de ses deux fils. T’avais toujours été fusionnel avec ton père. Là où Lohan était plus proche de maman. Et Liam juste milieu des deux. T’supportais pas les mots de ton père. Touchais. Votre mère qui quitte le plan de travail. Pour s’asseoir sur une chaise. Elle semble tellement plus touché et triste. Que ton père. Père qui a la parole. Qui a le ton dur. Les mots durs. Leur fils. Votre frère. Passé. Passé employé par ton père. Même après deux ans. T’avais du mal. Beaucoup de mal à accepter le passé pour Liam. T’avais encore du mal à aller de recueillir sur sa tombe. C’était accepter vraiment. Accepter qu’il ne revienne pas. Qu’il était partit pour toujours. C’était enlever l’illusion naïve et irréelle. Qu’il repasserait un jour le pas de cette porte. Avec son sourire. Sa bonne humeur. Et son rire. C’était retirer l’illusion que t’pourrais le serrer de nouveau dans tes bras. Profiter encore un peu de lui. Juste un instant. Juste une minute. Une heure. Ce n’était qu’illusion. C’était ce faire un peu plus de mal, à chacune de ses pensées. Mais employé le passé était douloureux. Surtout venant de tes parents. En parlant de leur sang. Leur chair. La voix de ton p’tit frère qui résonne dans la maison. Votre fils. Il insiste dessus. Il a raison.

Et puis la voix de votre mère. Sa voix. Douce. Calme. Surprenant. Elle parle du fait que t’fais enfin attention à ton p’tit frère. Non c’était pas le sujet. Voulait elle changeait de sujet. Avant que cela ne vire au drame. Voulait-elle faire en sorte que vous arrêtiez de vous balancer des paroles que vous regretterez dessus. Calmer un peu le jeu. Ou juste t’enfoncer un peu. T’lui en veut pas. T’soupirs. T’reprends d’un ton calme. « j’crois que tout cela ne mènera à rien… on est d’accord hein ! ». T’en avais marre. T’voulais pas en entendre plus. « alors j’vais vous débarrasser des affaires de votre fils…j’récupère les cartons…j’prends ses affaires…j’sais pas ce que vous comptiez en faire mais j’compte pas voir les affaires de liam pourrir dans une cave ou un garde meuble ou pire encore… ». T’leur laisse pas le temps de répondre ou quoi que ce soit. T’lâche la main de ton p’tit frère. Laissant ta main froide de la rupture de son contact. « t'viens ? ». T’remonte les quelques marches. Et t’retrouve dans la chambre de Liam. T’range les affaires éparpillées sur le lit. Alors que tes yeux se brouillent de larmes. A chaque objet que t’range. A chaque photo. A chaque souvenir. T’retombe sur son harmonica. Il aimait en jouer. Il t’avait appris à en jouer. Un sourire qui se dessine au milieu de tes larmes. Un revers de main. Pour effacer tes perles salées. Tes yeux qui se ferment. Et les notes qui s’envolent dans la chambre.
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MessageSujet: Re: Cesser de rire, je suis né donc j'essais d'vivre ft. Sarah Matthews   Lun 19 Sep - 12:11

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La conversation tournait en rond c’était eux contre nous. Et puis maman rajouter son grain de sel en reportant l’attention sur la nouvelle relation qu’on entretenait Sarah et moi. Elle avait fait remarquer à sa propre fille que pendant toutes ces années elle avait laissé de côté son propre frère. C’est avec une grande surprise que j’entends ma mère dire ça, elle qui est de nature plutôt réservé. J’étais plus d’avis que mon père s’en serait chargé à sa place. Mais la question n’était pas de savoir ce que Sarah et moi allions devenir mais tous simplement comment nos parents avait ils puent faire leur deuil sans même nous en parler. Sarah prends la parole et décide de quitter la salle, remontant l’escalier en direction de la chambre de Liam. Elle me demande si je viens je lui fais signe que j’arrivais. Avant de me détourner vers mes parents qui restaient là à nous regarder se battre pour récupérer des affaires qu’eux même ne voulaient plus. Je les regarde avec mépris et dégoût. Mon père prends la parole « Tu n’as pas le droit de nous juger, car nous au moins on agit » a peine il a fini sa phrase que notre mère rétorque « arrête de lui dire ça » je me tourne vers ma mère levant le doigt « non, non attend, laisse le aller au bout de ce qu’il pense.. Vous agissez ? »

Un silence s’impose alors que j’entends les bruits de pas de Sarah dans la chambre de Liam. « Crois-moi, prendre cette décision a été difficile et il fallait être courageux pour la prendre » j’acquiesce sur ce point on était d’accord. Je sentais ma mère plus tendu qui suppliait presque du regard mon père de ne pas aller plus loin dans son retranchement. Mais celui-ci reprend en haussant la voix « et tu crois que te plonger dans la drogue, te bourrer la gueule c’est un acte courageux ça ? » Il se retourne pose ses mains contre le placard en hauteur, son regard par la fenêtre examinant les environs. Alors c’est ça qu’il me reprochait ? Que je digère la mort de mon propre frère différemment d’eux ? Mes problèmes d’addictions étaient effectivement des problèmes que je devais régler. Mais ils m’aidaient eux. « Tu veux finir comme lui, C’EST CA ? » lança mon père à haute voix, une voix qui résonne dans ma tête et dans toute la pièce. Je reçois une onde de choc comme après une explosion. Je ressens une douleur dans mon cœur, je ne pensais pas qu’un jour ses paroles arriveraient à me faire autant de mal. Ma mère dissimule ses sanglots et moi je reste stoïque face à mon père. Très vite les connexions dans ma tête se font, mes parents étaient donc au courant des agissements de Liam et des raisons qui ont mené à son décès.

Je baisse la tête et du silence sort une mélodie attirante. C’était l’harmonica de Liam. Et Sarah qui en jouait. On relève tous la tête vers le haut de l’escalier. Je décide enfin de briser cette tension par quelques mots d’une douceur exceptionnelle « je vais récupérer des cartons » annonçais-je alors que je montais les marches deux à deux. J’arrive dans la chambre et y voit Sarah l’harmonica en bouche qui joue quelques notes. Je décide de me placer derrière elle, passant mes bras autour de ses hanches et mon menton se pose sur sa tête. On ferme tous les deux les yeux et je la laisse me bercer de ces quelques notes de musiques.


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MessageSujet: Re: Cesser de rire, je suis né donc j'essais d'vivre ft. Sarah Matthews   Mar 20 Sep - 22:16

Cesser de rire, je suis né donc j'essais d'vivre
Lohan & Sarah

Tourner en rond. Peu pour toi. Agacé. T’étais agacée. Deux contre deux. Pas d’issue. Droit au mur. La voix de ta mère. Surprenant. Qui te rappel que ton erreur. Erreur d’avoir laissé ton petit frère à l’écart. Ce n’était pas le sujet. C’était pas le but. Ses mots n’avaient pas sa place. Encore moins dans la bouche de ta mère. T’laisse tomber. T’en as marre de te battre. Encore et encore. Pour quelque chose de perdu d’avance. Il n’y a pas d’issu à cette conversation. T’prend la décision de partir. Repartir dans la chambre de Liam. T’perdais ton temps là. T’perdais ton temps si précieux. T’lâche la main de ton petit frère. Et lui demande s’il veut venir. Il te fait signe qu’il arrive. T’montes dans la chambre de Liam. De ton grand frère. T’commence à ranger ses affaires. Dans ces cartons. Voilà tout ce qu’il reste de lui. Quelques cartons. Quelques affaires. Où sont ses rires. Ses sourires. Sa douceur. Avant. Avant qu’il ne perde pied. Avant qu’il ne déraille. Avant qu’il ne prenne goût à tous ces vices. Voilà tout ce qu’il reste de Liam. Quelques photos. Quelques p’tites choses. Entassé dans des boites en carton. C’était terrible. Terrible d’enfermer tout ça. De ce dire qu’il ne les touchera plus. Qu’il ne les utilisera plus. Voilà ce qu’il reste de la vie après tout. Après ton départ. Quelques affaires qu’on laisse dans un coin. Oublié. Dépassé. Effacé. En bas. T’entends les voix de ton père. De ton frère. Conversation qui te parvient. Mots qui parviennent à tes oreilles. Blessant. T’ferme tes oreilles comme t’peux.

T’finis par retomber sur l’harmonica. L’harmonica de Liam. T’te souviens la première fois que t’l’avais entendu jouer. T’avais de suite voulu apprendre à en jouer. Alors il t’avait appris. Il t’avait appris et t’aimais tellement en jouer. Son harmonica entre tes lèvres. Sa mélodie. Les sons qui en sortent. Les notes qui s’envolent. Tes yeux qui se ferment doucement. Et puis la présence de ton frère qui se fait sentir. Ses bras autour de tes hanches. Son menton sur ta tête. T’te laisse aller. Tes notes. Qui volent et virevoltent dans la pièce. Et puis t’laisse la dernière note prendre son envol. T’ouvre tes yeux. T’te tourne vers ton p’tit frère. Un sourire sur tes lèvres. Un baiser sur sa joue.  « t’m’aide à mettre les cartons et on y va ! ». Quelques minutes plus tard les cartons de Liam étaient dans ta voiture. Et t’emmenais ton frère avec toi. Loin de la maison familiale. Pour un temps. Jusqu’à la prochaine fois. Ils étaient débarré enfin du poids des souvenirs de leur fils.

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C'est vide là. Dans toutes les pièces là. Dans tous les cœurs là. C'est plus la même là. C'est vide là. Où y avait les rires là. Où y avait la fête là. Et ça fait mal là. Alors on danse encore. Sur les mêmes musiques, les mêmes pas. On s'embrasse on s'embrasse encore plus fort. Comme si c'était là la dernière fois. Aussi loin que tu pars...Ton sourire en écho. Ton sourire en écho. Reste là sur ma peau

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Cesser de rire, je suis né donc j'essais d'vivre ft. Sarah Matthews

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